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(La) Horde: un souffle chorégraphique venu du Caucase

Traditions et modernité, danses de mariage et techno fusionnent à la faveur de "Marry me in Bassiani", le nouveau spectacle chorégraphique de (La) Horde.

A la fois en Europe et en Asie, entre la Russie au nord  et l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Turquie au sud: la Géorgie est ainsi située à la croisée des routes et des continents, le long de la Mer Noire. Ce pays caucasien, qui a pour capitale Tbilissi, est souvent considéré comme le berceau de la danse en Europe. Dans les années 20, ce pays, devenu alors un état de l’Union Soviétique (Staline en était originaire) développa un mouvement chorégraphique exceptionnel, unissant les traditions anciennes et patrimoniales avec des éléments de danse classique, moderne et populaire.

De l’Union Soviétique au club Bassiani

Une véritable école de danse naissait qui allait devenir un enjeu politique national de revendication de l’identité géorgienne face à l’unification soviétique. Aujourd’hui, alors que le pays a retrouvé son indépendance en 1991, c’est au son de la musique techno que des milliers de jeunes manifestent devant le parlement pour protester contre les perquisitions menées au club Bassiani, haut lieu d’émancipation et de fête, et l’arrestation de ses deux propriétaires.

Un lien tissé

Après le succès rencontré par To Da Bone, le collectif (La) Horde, qui vient d’être nommé à la direction du Ballet national de Marseille, a voulu retourner aux origines de ces danses traditionnelles et folkloriques géorgiennes. En retrouver à la fois l’essence et l’énergie. Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, les metteurs en scène, en sont convaincus: il n’existe pas de rupture totale entre les formes historiquement datées et celles, contemporaines, post-internet, sur lesquelles ils travaillent régulièrement. Avec Marry me in Bassiani, ils retissent le lien entre les expressions chorégraphiques, entre les générations, entre les aspirations. En unissant traditions et modernité, (La) Horde s’attache à la puissance politique de la danse. Elle utilise la virtuosité et l’audace des quinze danseurs du Ballet Iveroni pour écrire une chorégraphie exaltante qui circule, en un seul et même élan, entre danse de mariage et deep-techno.

Mardi 8 et mercredi 9 octobre à 20h à la Maison de la Culture de Clermont, salle Jean-Cocteau. Spectacle proposé par La Comédie de Clermont.     

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