Accueil » Edito » Propos caniculaires
Photo Afhamh Msyri Pexels
Photo Afhamh Msyri Pexels
Edito

Propos caniculaires

Ce lundi, les températures redeviennent simplement estivales. Mais les dix derniers jours ont passablement secoué les organismes et marqué les esprits.

En hiver, il fait froid ; en été, en principe, la chaleur est au rendez-vous. Toutefois, l’épisode caniculaire que l’on a connu ces derniers jours reste unique tant par sa précocité (mois de juin) que par son intensité et surtout sa durée. À l’échelle de vie humaine, on n’avait pas connu de telle séquence marquée par des records de chaleur un peu partout en France et notamment en Bretagne, plutôt réputée pour sa douceur et son humidité. On nous dit pourtant que l’exception devrait devenir la norme dans les années à venir, portée par un réchauffement climatique que l’on pourrait tout autant qualifier de dérèglement du climat. D’autres phénomènes comme les épisodes venteux, les précipitations violentes, les orages extrêmes, les inondations catastrophiques ou les sécheresses conséquentes caractérisent aussi cette époque qui nous malmène.

Double peine

Face à la canicule, comme aux périodes de froid d’ailleurs, les individus ne sont pas égaux : les organismes intègrent plus ou moins bien les températures sévères, comme la résistance au soleil d’ailleurs ; les habitats eux-mêmes se révèlent plus ou moins bien adaptés aux situations extrêmes. On ajoutera aussi qu’il vaut mieux vivre à la campagne que de subir les rigueurs d’une agglomération, surtout quand, à l’image de Clermont, elle se situe dans une cuvette où la chaleur (comme le froid) stagne, s’accumule.

Globalement, nos villes, construites à la va-vite, n’ont pas été conçues pour faire face à ces événements climatiques. Les espaces arborées manquent, les fameux îlots de fraîcheur restent des leurres, la végétalisation des immeubles est quasi absente, le béton et l’asphalte restituent la chaleur et les matériaux employés (placoplâtre et autre) n’isolent pas le moins du monde de la fournaise. Les plus mal lotis demeurent sans doute les personnes hospitalisées dans des chambres qui sont souvent des étuves. Ils subissent une sorte de double peine.

Rafraîchissement

Reste le fameux débat sur la climatisation qui rafraîchit les intérieurs tout en rejetant la chaleur en extérieur. Comme un serpent qui se mordrait la queue.

On peut regretter d’ailleurs, voire s’étonner, qu’à l’heure de l’Intelligence Artificielle (une pure folie), aucun système n’ait encore été mis au point pour stocker la chaleur accumulée au sein des habitats durant l’été pour la restituer plus tard lorsque les frimas seront venus.

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
Photo Fanny Raynaud
Partager :

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite

Sponsorisé