Disparu des radars le conflit en Iran, le chaos du Détroit d’Ormuz, les rodomontades de Donald Trump, les aspirations israéliennes, les souffrances du peuple perse, l’obscurantisme des ayatollah et la cruauté des gardiens de la Révolution. Ils ne font plus recette sur les écrans des grandes chaînes d’informations … entre deux tranches de publicité.
Eux-mêmes avaient relégué pour un temps la guerre qui sévit depuis quatre ans et demi en Ukraine et dont on ne sait tout à fait si elle est en voie d’enlisement ou bien si un protagoniste a les cartes en main … En tout cas, elle semble « partie pour durer », le « tsar » Poutine n’étant pas du genre à lâcher le morceau.
Séquence estivale
Il y eut cinq épisodes successifs de canicule pour occuper le terrain, un feuilleton lancinant égrainé au fil d’un été littéralement brûlant. Car à la moindre occasion, les incendies prenaient le relais, dévastant en partie la Gironde et le Var, ravageant d’autres territoires.
Une réalité d’autant plus désolante que les sinistres sont le plus souvent d’origine humaine, bien souvent déclenchés volontairement et que les incendiaires ne risquent pas grand-chose- malgré les sempiternels « nous serons intraitables » d’un gouvernement définitivement impuissant.
Unique recette
À de rares exceptions près, les « grands » médias généralistes ont l’art d’observer l’actualité par le petit bout de la lorgnette. Borgnes ou bornés, ils ont aussi l’habitude de remâcher, rabâcher, ressasser et de servir toujours la même soupe. Elle doit être suffisamment digeste pour que les « consommateurs » d’informations les suivent encore quitte à les critiquer sévèrement.
Une fois les marronniers passés, comme la rentrée scolaire, toujours prête à resservir, les prochaines semaines seront évidemment politiques. A huit mois maintenant de l’ élection présidentielle- dont on nous dit qu’elle sera « décisive » mais c’est le même refrain tous les cinq ans- les premiers rôles ne tarderont pas à être distribués. Et les experts, ou prétendus tels, de nous livrer leurs analyses forcément « éclairées ».
Marc François










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