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La Place de Jaude - photo Patrick Bossin.
Edito

Août entre les murs de la ville

Ceux qui partent laissent un peu plus de place à ceux qui restent. Août est un bon moment pour saisir le meilleur de Clermont.

L’un des rares privilèges de la retraite est de pouvoir moduler ses « vacances », choisir ses départs, pour peu que les finances le permettent. Ne pas suivre le troupeau, ne pas se  fondre dans la masse, ne pas se jeter dans les bouchons, éviter la cohue, fuir la foule d’août. Préférer la douceur de mai ou les nuances de septembre à la fournaise du cœur de l’été pour lever les voiles et mettre le cap vers ailleurs. Là où la silhouette du puy de Dôme ne se découpe pas à l’horizon.

Cette latitude conduit inévitablement à vivre les chaudes journées d’août entre les murs de la ville. Une cité différente, toutefois, apaisée, clairsemée, moins pressée, débarrassée des soubresauts de la circulation massive, privée de quelques visages familiers et de certaines habitudes.

Flâneries

Clermont au mois d’août n’a certes pas inspiré un long métrage à Pierre Granier-Deferre et suscité une chanson interprétée par Charles Aznavour. « Balayé par septembre/ Notre amour d’un été/ Tristement se démembre/ Et se meurt au passé… »

Reste que cette séquence estivale constitue le moment idéal pour flâner dans ses rues, en redécouvrir les ruelles ombragées du plateau central, parcourir l’attachant quartier de Saint-Alyre, se détendre sur les placettes, comme celles du Mazet ou du Changil, admirer certains édifices voire errer entre les villas cossues de Chamalières jusqu’à Royat et son architecture « Belle Epoque », témoin d’un thermalisme triomphant.

Portes closes

Au mois d’août, il est éloquent de constater combien il y a de boutiques fermées dès lors que l’on s’éloigne un peu du plein centre-ville. Je cherchais ainsi récemment un journal pour accompagner un café matinal et il m’a fallu faire preuve de persévérance pour trouver enfin un buraliste ouvert. Rare et donc précieux … Preuve définitive que Clermont n’est pas une ville touristique malgré les atouts naturels qui l’entourent et certains discours institutionnels très convenus.

Quand septembre sera venu, nous n’y penserons plus.

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
Photo Fanny Raynaud
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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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