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Yaurick Van Den Bergh.
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Ecologue : un nouveau métier pour l’aménagement du territoire

Yaurick Van Den Berg est écologue. Une formation qui l’a sensibilisé à l’impact de l’homme sur la nature. Après avoir travaillé dans le domaine de l’eau, il se lance dans le tourisme écoresponsable.

 L’écologiste est un acteur politique qui s’engage. L’écologue étudie pour comprendre les impacts que peut avoir l’homme sur la nature et gérer de façon respectueuse l’environnement. Un nouveau métier qui a tenté Yaurick Van Den Berg.

La genèse de l’histoire

Tout jeune, Yaurick Van Den Berg passait de longues journées en pleine nature.  « J’étais fasciné par l’eau, l’océan au Cap Ferret. J’étais très sensible aussi à ce qui se passait dans le monde. Je fais parti de la génération « sac de riz », vous vous rappelez quand Bernard Kouchner, demandait l’aide des Français pour lutter contre la famine en Somalie ».

C’est donc tout naturellement que les convictions chevillées au corps du jeune homme l’ont mené à s’inscrire en faculté de biologie à Tours, puis à Clermont-Ferrand où il a obtenu un master en fonctionnement et restauration des écosystèmes aquatiques fondamentaux, en 2009. « Pendant mes études, j’ai entendu un discours terrible apocalyptique. J’étais donc très dur sur le sujet de l’environnement, à la sortie de mon cursus universitaire. Je me souviens d’une conversation assez houleuse avec un cadre de Bayer ». Mais la vie professionnelle ? d’abord dans le milieu de la recherche puis dans de grands bureaux d’étude, a vite policé Yaurick.

De l’eau au tourisme

En 2012, il est chargé de l’animation de la cellule assainissement non collectif du département du Puy-de-Dôme qui lui permet de conforter ses savoirs dans la gestion de l’eau. Puis Yannick Van Den Berg fait un break d’un an pour réfléchir au sens de sa vie. Il part un an en Asie, avec sa compagne où il a une révélation : pourquoi ne pas sensibiliser les hébergements de tourisme à leur impact sur la nature? Un nouveau cheval de bataille est né. Et pour aller au bout de sa logique, il crée Water Respect pour proposer aux différents acteurs du tourisme une gestion coresponsable des hébergements touristiques, en 2018. Pour ce faire, il bénéficie de l’accompagnement de l’incubateur d’entreprises sociales Cocoshaker.

Yaurick travaille avec la société nantaise Betterfly tourism, éditeur de logiciels en tourisme durable, à l’élaboration d’étiquettes environnementales. Cette étiquette a pour objectif d’informer le consommateur sur certains critères environnementaux dus à la fabrication des produits : émissions de CO2, consommation d’eau, ressources naturelles non renouvelables. L’écologue rencontre les hôteliers pour les sensibiliser au développement durable. Il travaille sur l’ensemble des coûts de fonctionnement, tout en réduisant les impacts. Il les sensibilise à l’achat de produits locaux et de saisons. Pour Yaurick, le département du Puy-de-Dôme devrait jouer la carte du durable en matière de tourisme. « C’est une opportunité à travailler » conclut-il.

Yaurick Van Den Berg, à 36 ans, veut mettre sa goutte d’eau à la protection de la planète.

 

 

À propos de l'auteur

Véronique Feuerstein

Véronique Feuerstein

Diplômée en histoire de l’art, Véronique Feuerstein a deux passions : le patrimoine et l’économie. Après un début de carrière au quotidien l’Eveil de la Haute-Loire au Puy-en-Velay, elle a collaboré au magazine de territoire Massif central puis est devenue rédactrice en chef de Massif-central entreprendre pendant neuf ans. Elle a ensuite participé au lancement d’un nouveau média : la Montagne entreprendre, appartenant au groupe Centre France.

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