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Culture

Des livres pour s’évader à l’heure du confinement (tome 2)

Suite de notre petite balade à travers les livres conseillés par les membres de l'équipe de 7 Jours à Clermont.

Tandis que le printemps semble nous tendre les bras, l’heure est pourtant au confinement. Triste réalité quotidienne à laquelle il convient de faire face. Cette période, à nulle autre pareille, peut être l’occasion de retrouver le goût de lire… Un goût que certains des chroniqueurs et journalistes de 7 Jours à Clermont n’ont d’ailleurs jamais perdu. Alors, plus ou moins spontanément, ils se sont prêtés au jeu du « coup de cœur ».

Marc François (journaliste)- Les nouvelles histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe.  

Edgar Allan Poe- photo D.R.

“Il faut bien un telle séquence pour trouver le temps de se replonger dans d’anciennes lectures. Pourtant, parfois, La Chute de la maison Usher, La barrique d’ d’Amontillado, Le Diable dans le beffroi, Le corbeau  ou encore Le Masque de la mort rouge trottaient dans ma tête comme de vieilles ritournelles fantasmagorique. Alors, de ma bibliothèque un peu poussiéreuse, j’ai ressorti  Les nouvelles histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe. Et, sans tarder, j’ai retrouvé le charme puissant de l’irréel, la précision diabolique des descriptions, le style homogène et efficace, portés par la traduction fidèle de Charles Baudelaire. Avec Poe, maître de la nouvelle et du conte, l’imaginaire est à la fois foisonnant et parfaitement sous contrôle. Un nec plus ultra. ”

Eric Gauthey (chroniques Billet nomade)– Le mythe de Sisyphe d’Albert Camus.

“Dans ma logique des “Billets nomades”, je m’orienterai assez naturellement, délaissant le trop médiatique Sylvain Tesson, vers une valeur plus sûre, Nicolas Bouvier. Et tout particulièrement son Poisson scorpion où le récit ciselé de cet esthète des lettres et du voyage nous emmène aux confins du monde et dans son confinement à Galle, Sri Lanka. Mais le naturel n’est pas le meilleur choix. Par inclination personnelle autant que par passion, c’est donc Camus qui emporte ma décision. Tout Camus. L’opportuniste La Peste n’est certes pas à délaisser, mais cette grande interrogation sur la condition humaine (Ah, Malraux, pourquoi pas ?) à laquelle les circonstances nous obligent, pousse au premier rang du rayon Le mythe de Sisyphe. Enfin, pensant à nos voisins et cousins italiens, La fin est mon commencement de Tiziano Terzani mérite d’être du trio. ”

Roger Herzhaft (chroniques Carnets de cinéma) – La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Ghenassia (Albin Michel).

“Été 1890, Marguerite, la fille du docteur Gachet, le présumé ami des impressionnistes, vit mal sa condition de femme, en cette époque très difficile. Sa rencontre avec Vincent Van Gogh dont elle va tomber amoureuse va tout changer. En fait elle sera son dernier amour. Dans La valse des arbres et du ciel, Jean-Michel Ghenassia nous raconte cette étonnante histoire avec un style à la fois lyrique et lumineux. L’auteur du formidable Club des incorrigibles optimistes nous révèle des vérités ignorées par la plupart d’entre nous. Le docteur Gachet n’est pas le gentil soutien du grand peintre et la mort du grand peintre n’est peut-être pas celle qui nous est contée depuis toujours. A la lecture de ce merveilleux livre, le confinement vous apparaîtra comme une sorte de cadeau. ”

Albert Camus plébiscité- photo D.R.

Denis Langlois (chroniques Poussières volcaniques) – L’Étranger d’Albert Camus. 

“Par ces temps d’épidémie, ne pas se contenter de lire ou relire La Peste de Camus. Penser aussi à L’Étranger. L’histoire d’un meurtre absurde et gratuit, mais assumé. “Un homme amoureux du soleil qui ne laisse pas d’ombres” selon la formule de Camus lui-même. Un style si dépouillé qu’il en devient riche. Attention ! on n’en ressort pas indemne. Assaisonner d’un peu de poésie de Gérard de Nerval. Ça donnera encore davantage de goût. ”

Yves Meunier (chroniques Hors Jeu)–  ‘’Douce France où est (passé) ton bon sens,’’ de Sonia Mabrouk (Editions Plon).  

“L’ouvrage n’entre pas dans la catégorie des grandes œuvres de la littérature classique ou contemporaine mais, au-delà de la crise sanitaire qui nous accable en ce moment, cette ‘’lettre ouverte à un pays déboussolé’’ me semble être la bienvenue à une époque où notre collectif a égaré ses facultés de discernement dans tous les domaines.

Intervieweuse vedette des matinales d’Europe 1, notre consœur franco-tunisienne propose de remettre ‘’l’église au centre du village’’ par la reconquête du bon sens, en tapant fort sur les sujets qui fâchent et en piétinant le politiquement correct. Tout cela n’est pas fait pour me déplaire, bien au contraire.”

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