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L'Essentiel
Après l’événement du 25e anniversaire au casino de Royat l’an passé, la traditionnelle et annuelle vente aux enchères d’objet Michelin a réintégré l’Hôtel des ventes de la rue des Salins. Les 280 lots présentés par les commissaires priseurs pour l’édition 2025, ont fait l’objet de belles enchères puisque le cumul des adjudications à atteint les 90 000 euros hors frais. Pierre Gabriel Gonzalez, co-organisateur de la vente Michelin constate avec satisfaction que le rendez-vous attire toujours les collectionneurs, mais que ceux-ci se renouvellent. Des acheteurs de la tranche des 35/45 ans apparaissent et assurent désormais une sorte de relève.
Le rouge toujours le rouge
Dans la galaxie des objets Michelin, les guides rouges tiennent toujours une place à part. L’unique 1900 de la vente a changé propriétaire pour 20 500 euros. Ce n’est certes pas le record historique mais la somme engagée témoigne d’une côte soutenue et stable. La collection XXe siècle 1900 à 2000 soit 91 guides* ayant appartenu au restaurateur clermontois, Jean-Yves Bath, est partie à 30 000 euros alors qu’un exemplaire 1939 « Américain » a trouvé preneur pour 5 500 euros. Pour Pierre Gabriel Gonzalez, un des moment fort de la vente est sans conteste l’échange pour 4 000 euros de 6 cartes 1902 à 1907 que l’on trouvait dans la poche kangourou des guides, des exemplaires rares, puisqu’on estime que seulement 20% des guides à poche kangourou possèdent encore leur carte.
Déception pour les deux plaques africaines
Si des objets comme un compresseur ou une tôle émaillée des années 1930 se sont échangés à respectivement 900 et 2 200 euros, en revanche les deux plaques publicitaires en provenance du Togo « Michelin, docteur des pneus blessés » n’ont pas trouvé preneurs malgré une estimation assez basse. « C’est dommage que ces deux panneaux n’aient pas trouvé preneurs car ils sont la preuve irréfutable de l’implantation de Michelin en Afrique » commente Pierre Gabriel Gonzalez. Les collectionneurs ne sont manifestement pas sensibles à cet argument, préférant sans doute les objets « officiels » estampillés par la manufacture.
*Le Guide rouge n’a pas été publié durant les deux guerres mondiales









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