En 1885, Jean-Baptiste Bargoin, pharmacien, mais aussi industriel clermontois devenu riche grâce, entre autre, à la commercialisation du Café de glands doux Lecoq & Bargoin, a légué une partie de sa fortune à la ville de Clermont, pour fonder un musée. L’établissement qui porte son nom fut initialement pensé pour présenter des collections de beaux-arts, mais dès son inauguration en 1903, de nombreuses pièces d’archéologie découvertes localement y trouvèrent leur place. Dans les années 90, les collections d’art furent transférées vers le nouveau Musée d’Art Roger-Quilliot et la place gagnée permit de redéployer le fonds archéologique dans des espaces plus vastes. Le deuxième étage fut quant à lui, consacré au fonds Tapis et arts textiles.
2025 sera l’année qui marquera, de nouveaux changements dans l’histoire du musée Bargoin.
Préparation du transfert vers le Centre métropolitain de conservation des musées
À partir de février 2025, les collections textiles et archéologiques vont faire l’objet d’un traitement spécifique destiné à préparer leur déménagement vers le futur Centre métropolitain de conservation des musées, actuellement en construction à Cébazat et dont la livraison prévisionnelle est annoncée au printemps 2026. Entre temps, les pièces feront l’objet de prises de vue, de mesures, d’informatisation et reconditionnement avant un transfert vers ce nouveau lieu spécialement conçu pour offrir aux pièces, les conditions de conservation optimales dont elles étaient privées jusqu’alors.
Un musée dédié à l’archéologie et à l’histoire du territoire
Le transfert va libérer des espaces et le déménagement temporaire des collections permettra également de commencer à préparer la prochaine étape de la vie du musée Bargoin, qui va devenir un musée dédié à l’archéologie et à l’histoire du territoire, retrouvant son identité de 1903. Les collections textiles, quant à elles, seront transférées au MARQ désormais dirigé par Christine Bouilloc, spécialiste de l’histoire du textile qui fut longtemps directrice du Musée Bargoin. Un projet scientifique et culturel est actuellement à l’étude pour définir le financement et de calendrier de l’opération.
La vie publique du musée ne va pas s’arrêter
Malgré la “technicité” du futur chantier sur les collections, la Métropole a décidé ne pas fermer totalement le musée Bargoin, pour ne pas couper le lien avec la population qui va bientôt profiter pleinement de réaménagement du quartier Ballainvilliers. Le musée Bargoin restera donc partiellement ouvert. Le public pourra visiter la nouvelle salle du sanctuaire de la source des Roches, plus grande collection d’ex-voto gallo-romains en bois d’Europe jamais trouvée à ce jour. À partir de mi-mars, une des pièces majeures du musée, la sculpture du Cavalier à l’Anguipède, sera exposée dans le hall après avoir été restaurée au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France.
À noter que la vie du musée sera rythmée par des événements comme la Nuit des Musées, Les Arts en balade, les Journées européennes de l’archéologie ou les Journées européennes du patrimoine. Des expositions « hors les murs » sont également programmées notamment à la Maison archéologique des Combrailles à Voingt.
Un grand week-end festif et gratuit est programmé les 11 et 12 janvier 2025, dernière occasion de visiter l’exposition Play du FITE et du parcours permanent d’archéologie.
Toutes les animations du musée Bargoin sont à découvrir sur le site web de Clermont Auvergne Métropole.
















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