La guerre menée par les Etats-Unis et Israël à l’Iran est sûrement légitime, même si elle ne répond pas aux canons d’un droit international dont les limites sont connues depuis longtemps. Faut-il rappeler l’effroyable bilan du régime iranien qui tyrannise son propre peuple, efface les droits des femmes et des filles, n’hésite pas à massacrer les siens, réprime dans le sang toute forme de contestation et essaime le terrorisme dans le monde entier. Sans oublier son obsession endémique d’anéantir son ennemi israélien et sa détestation de l’Amérique qualifiée de « grand Satan ». L’élimination foudroyante de l’ayatollah Ali Khameneï et, à ses côtés, d’un grand nombre de dirigeants aux sinistres desseins ne peut que réjouir ceux qui aspirent à un monde meilleur.
Une certaine confusion
Le problème serait plutôt l’indéfinition d’un véritable but de guerre ; or de ce côté-là, c’est le grand flou. Au point que les opérations donnent l’impression d’une forme d’improvisation au fur et à mesure des séquences.
Le souhaitable et l’acceptable
Que recherchent précisément les belligérants ? Où veulent-ils en venir ? Quels moyens sont-ils en mesure de déployer ? Combien de temps peuvent-ils consacrer à l’entreprise ? Dans quelle mesure, le conflit risque-t-il d’affecter durablement l’économie mondiale ? La supposée victoire passe-t-elle par une capitulation sans condition de l’ennemi ? Autant de questions cruciales qui demeurent, pour le moment, sans réponse. Les déclarations contradictoires se succèdent. Donald Trump estime que la guerre « sera une affaire de jours » puis il est évoqué l’envoi d’un commando de parachutistes, soit de premières troupes au sol. L’Amérique semble vouloir se contenter d’éradiquer le risque nucléaire, de réduire le potentiel balistique de l’ancien empire perse, d’affaiblir le régime et de sécuriser le détroit d’Ormuz, sans beaucoup d’égard pour la population iranienne, quand Israël paraît décidée à se débarrasser de l’odieux régime des mollah une bonne fois pour toutes. Parallèlement, le pouvoir iranien, même fragilisé, n’a qu’une obsession : durer pour se maintenir.
Marc François













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