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Pas de Peyrol Photo Anthospace CC BY SA 3.0
Pas de Peyrol Photo Anthospace CC BY SA 3.0
Edito

Là-haut sur la montagne

La mer fascine les hommes. Mais que dire des montagnes qui s’élèvent vers le ciel ?

La planète terre est recroquevillée, plissée, hérissée, escarpée, agitée, chahutée, balafrée, bouleversée, convulsée, tailladée, érodée, égratignée sans cesse. Les massifs montagneux y pullulent comme les boutons sur le visage d’un adolescent. Des reliefs qui se sont constitués au fur et à mesure des phénomènes naturels, du choc des continents, des plissements de terrain, des éruptions volcaniques, de l’écoulement parfois brutale des eaux et, dit-on, de quelques météorites qui se seraient écrasées sur la terre jusqu’à provoquer la disparition de nos lointains ancêtres, les dinosaures. Le monde est ainsi façonné par des forces phénoménales, sculpté, buriné, scarifié, modelé par la nature elle-même au fur et à mesure des ères géologiques et de manière incessante. A chaque seconde.

Altitude

Ici, imposants, se dressent les reliefs ciselés de l’Himalaya ; là, splendides les Alpes ou les Rocheuses : l’Atlas ou le Caucase, l’Oural et les Appalaches, sans oublier la gigantesque Cordillère des Andes qui, sur 9000 kilomètres de long, s’étire depuis le Venezuela jusqu’à l’Ile des Etats à l’extrême sud de la Terre de Feu argentine… Des montagnes géantes, majestueuses, somptueuses aux sommets impressionnants, aux pics vertigineux, aux falaises abruptes, aux parois démesurées, aux murs colossaux, aux glaciers qui s’écoulent le long des pentes. Ou plutôt s’écoulaient puisque nombre d’entre eux sont désormais sérieusement menacés par le réchauffement climatique. Des sommets demeurent, toutefois, où jamais la neige ne disparaît comme si elle restait à l’abri de la folie ou de l’inconscience des êtres humains. Ô, la belle planète bleue et blanche, aussi fragile qu’éblouissante…

Vu d’ici

Evidemment face à ces mastodontes, le Massif Central fait aujourd’hui pâle figure. Il joue en deuxième voire en troisième division. Ce qui n’enlève rien, d’ailleurs à la beauté de ses paysages, ni à la richesse de son histoire géologique et volcanique. Point d’Everest ou de Kilimandjaro, d’Aconcagua ou de Mac Kinley, d’Elbrouz ou de Pyramide de Carstensz, pas de Mont-Blanc ou de Mont-Rose. Mais le Gerbier des Joncs, le Pierre sur Haute, aux confins du Puy-de-Dôme et de la Loire, l’Aigoual, le Sancy, le Plomb du Cantal…de « petites » montagnes de formes différentes et des plateaux balayés par les vents que l’être humain peut gravir sans (trop) de difficultés. Et dans ce panorama singulier, les hommes ont implanté une agriculture spécifique, une économie adaptée, un mode de vie sérieusement remis en cause par la modernité guère respectueuse de ce qui l’a précédée. Les monts auvergnats, en l’occurrence ceux du Cantal, promettent de constituer un superbe champ de bataille pour les coureurs du Tour de France, au jour du 14 juillet, par le Pas-de-Peyrol, le col de Pertus et la montée vers le Lioran. Un terrain idéal pour le phénoménal Tadej Pogacar ?

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
Photo Fanny Raynaud

 

 

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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