Réunis le 3 juillet, les membres du Bureau métropolitain de Clermont Auvergne Métropole ont acté la décision de saisir la justice pour faire toute la lumière sur la gestion passée de l’association « Clermont Massif central 2028 ». Dans un communiqué en date du 6 juillet, l’institution annonce saisir formellement le procureur de la république.
La collectivité entend d’abord défendre ses intérêts financiers et institutionnels. « Il appartiendra désormais à l’autorité judiciaire d’apprécier les faits relevés par la CRC et de qualifier les infractions susceptibles d’être retenues », précise l’exécutif métropolitain, affichant une volonté de responsabilité et de transparence. Rappelons qu’à la tête du Bureau, on trouve le président Hervé Prononce, ancien vice-président en charge du budget métropolitian et Julien Bony, 1er vice président, maire de Clermont qui avait déjà annoncé qu’il se réserve le droit de déposer plainte au nom de la Ville de Clermont.
Cette “offensive” judiciaire intervient quelques jours après la présentation officielle du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC) Auvergne-Rhône-Alpes. Les élus locaux ont été interpelés par le document, qui passe au crible la période de 2020 à 2024 de « Clermont Massif central 2028 », structure, créée en décembre 2020, en charge de porter la candidature de Clermont et du Massif central au titre de Capitale européenne de la culture.
Clermont Massif Central 2028 et l’article 40
Face à la teneur des constatations des magistrats financiers, le Bureau métropolitain a choisi de ne pas temporiser. Dans une démarche concertée et partagée avec la Ville de Clermont, ordre a été donné au Président de la Métropole de mettre en œuvre les dispositions de l’article 40 du Code de procédure pénale. Pour rappel, cette mesure oblige toute autorité publique à signaler sans délai au procureur de la République tout crime ou délit dont elle a connaissance.
L’association a été dissoute en juillet 2024, après la désignation de la ville lauréate, Bourges ayant finalement été retenue. Mais son héritage administratif s’avère lourd. Le rapport de la CRC met notamment en exergue des dérives sérieuses concernant la gestion financière de la structure. Au cœur des suspicions figurent, entre autres, les frais professionnels engagés par l’ancien directeur de l’association Patrice Chazottes.
Jugeant que la gravité de ces dysfonctionnements exigeait des « suites appropriées », les élus soulignent toutefois que cette procédure se plie « au strict respect des procédures judiciaires et de la présomption d’innocence ». L’affaire est désormais entre les mains de la justice.
















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