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Gare routière de Clermont Photo 7 Jours à Clermont
Gare routière de Clermont Photo 7 Jours à Clermont
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Gare routière de Clermont : des travaux cette année et un déménagement possible dans 3 ans

Vingt ans que le « provisoire » dure place des Salins. Alors que la gare routière de Clermont voit son trafic exploser pour atteindre les 620 000 voyageurs annuels, la Région Auvergne-Rhône-Alpes injecte 260 000 euros pour moderniser et sécuriser d'urgence ce terminal à bout de souffle. Jean-Pierre Brenas, conseiller régional, fait le point sur ces aménagements etévoque un futur déménagement.

Si la ville de Clermont peut se réjouir de posséder une très belle scène nationale, elle ne peut que regretter sa vieille gare routière remarquablement bien dessinée par Valentin Vigneron au début des années 60. En 2005, la municipalité décide de transférer la gare, de manière temporaire, vers la place des Salins, pour récupérer du foncier et lancer le projet d’une grande bibliothèque. À l’époque, on parle beaucoup d’intermodalité et un projet proche de la gare SNCF revient souvent dans l’actualité. Décision est alors prise de jeter de l’enrobé sur la terre battue si chère aux boulistes… en attendant qu’un dossier d’envergure se matérialise. 20 ans plus tard, la gare routière, compétence régionale depuis 2017 en application de la loi NOTRe, est toujours place des Salins. Les usagers résidents du centre-ville trouvent finalement l’emplacement idéal, alors que les pétanqueurs n’ont pas retrouvé leur terre battue et qu’une certaine “faune” trouve l’endroit assez agréable.

Ce qui a changé en revanche, c’est le trafic. Les “bus Macron” ont dopé les transports longue distance par la route et la Région a fortement augmenté l’offre TER. La gare routière de Clermont comptabilise aujourd’hui 620 000 voyageurs chaque année (+ 15 % depuis 2023) dont 300 000 sur la seule ligne Clermont-Lyon, ce qui en fait la ligne la plus fréquentée au niveau national. Quotidiennement, ce sont désormais 130 à 140 cars qui passent par la place Gambetta et une équipe de 10 salariés pour faire fonctionner la gare et accompagner les voyageurs.

Forcement, l’équipement provisoire imaginé il y a 20 ans a trouvé ses limites. Il était urgent de redonner un peu de dignité à ce terminal qui fonctionne jour et nuit, toute la semaine. Après avoir investi 30 000 euros pour quelques menus travaux cosmétiques, la Région a décidé de passer à la vitesse supérieure en 2026 pour des travaux d’amélioration au bénéfice de l’expérience client. Jean-Pierre Brenas, conseiller régional et président de la Société de la Gare Routière Publique, vient d’annoncer 260 000 euros d’investissement.

Des investissements pour une gare routière à la hauteur du trafic

7 Jours à Clermont : Qu’est-il prévu avec ces 260 000 euros annoncés ?
Jean-Pierre Brenas : Nous sommes toujours dans une situation provisoire, mais nous avons décidé de faire un certain nombre de travaux cette année, pour améliorer le confort des voyageurs : des toilettes ouvertes 24h/24 et 7j/7 (1 euro), un éclairage plus performant, l’ensemble des locaux de la gare routière climatisés, des systèmes d’informations voyageurs revus… et puis, beaucoup de sécurité sur le site avec l’installation de 5 caméras et un certain nombre de barrières. Ces caméras sont reliées au système de supervision de la ville de Clermont.

7JàC : Sur ce dernier point, cela veut dire que la zone souffre d’insécurité ?
J-P. B : Oui, les caméras, c’est parce que nous avons des problèmes de sécurité dans la journée, mais aussi et surtout, la nuit. Parce que de plus en plus, les horaires s’étendent la nuit. On a compté jusqu’à 30 passages de cars entre 17h00 et 6h00 du matin. Effectivement, la nuit, la question de la sécurité était devenue un vrai problème. Donc, nous allons avoir de l’éclairage et des vraies caméras pour protéger les voyageurs.

7JàC : C’est aussi une question d’image pour la ville et la Région ?
J-P. B : Nous sommes une grande gare routière puisqu’il y a 620 000 voyageurs qui transitent chaque année. C’est l’entrée de la ville, c’est la première image qu’on a quand on entre dans Clermont. Et donc, il est important, même si nous sommes sur une gare routière provisoire, d’apporter plus de confort, plus d’informations et plus de sécurité pour nos voyageurs.

Equipe de la Gare Routière Photo 7 Jours à Clermont
Équipe de la Gare Routière / Photo 7 Jours à Clermont

Vers un futur déménagement

7 Jours à Clermont : On l’a compris, le provisoire dure, mais la Région réfléchit-elle quand même à un futur déménagement ?
Jean-Pierre Brenas : Alors, nous travaillons sur deux sites possibles : le site de la gare SNCF actuelle et un site situé à l’entrée sud-est de la ville de Clermont (ndlr : les anciens locaux de T2C boulevard Schuman). Il se situe précisément à l’intersection des autoroutes, avec les cars régionaux et les cars internationaux à proximité. À proximité également de la ligne InspiRe, la ligne C qui va sur Cournon. Donc, InspiRe, les cars, et également avec une liaison avec la gare SNCF, notamment la gare de la Pardieu. Et à cet endroit précis, nous serions vraiment au niveau d’un pôle intermodal qui pourrait être très intéressant. Nous sommes en état d’études actuellement, et nous envisageons à l’échelle d’un an ou deux [pour les études], pour un déménagement dans deux ou trois ans.

7JàC : Ce projet de la Pardieu semble avoir une longueur d’avance… l’autre projet nécessite de passer par des négociations SNCF qui sont plus lourdes à mener ?
J-P. B : Avec la SNCF, c’est toujours plus compliqué. Il y a d’abord des travaux importants à effectuer sur le site de la gare SNCF qui peuvent être très longs. Mais avant d’effectuer les travaux, il faut des autorisations et ça, ça prend énormément de temps. Et puis, il y a un autre point négatif, c’est que le quartier est assez engorgé. L’idée, c’est de désengorger la ville. En fait, le mieux, c’est d’arrêter les cars à l’entrée est de la ville de Clermont de façon à ce qu’ils ne rentrent pas dans le centre, que les voyageurs utilisent le réseau InspiRe tout simplement et ne pas rajouter des cars dans la ville. Nous, ce que l’on ne veut pas, ce sont des doublons, c’est-à-dire des cars de région qui soient à moitié pleins à côté de bus InspiRe qui soient à moitié pleins. On préfère un seul car ou un seul bus plein.

Jean-Pierre Brenas et Xavier Odo, conseiller régional en charge des transports interurbains et scolaire, souhaitent que le projet soit mené en concertation de manière à ce que le futur pôle intermodal soit aussi un lieu de vie comme l’était la Gare routière Vigneron… tout l’inverse de ce qui vient d’être fait à Lyon-Gerland.
Par ailleurs les élus et la diection de la gare routière annoncent que les liaisons assurées par BlaBlaCar Bus seront maintenues jusqu’à la fin 2026 et non jusqu’à la fin de l’été comme prévu initialement.

Bus sur le parking de la gare routière Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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