6 janvier 1997. La nuit tombe sur Axum, à l’abri, une fois n’est pas coutume dans ce voyage, d’un hôtel aux allures presque chic. Mais comme partout flotte ici aussi ce parfum d’oubli.
Auteur : Eric Gauthey
« Bénis soient les cœurs purs, ils verront Dieu » figure à Lhassa sur la tombe de Francis Younghusband. Cet officier anglais du 19ème est étroitement mêlé à l’épopée britannique sur l’Everest et au mythe de Georges Mallory.
Il y a dans cette chronique, simple exercice de style, recours à quarante titres d’ouvrages de trente- deux écrivains voyageurs. Cherchez-les !
Cette expression éminemment empathique a remplacé les « bonjours » et les « au-revoir », les « salut « et les « tchao », les « comment ça va » et autres « bon courage ».
Voilà bien un titre qui déroute et peut autant nous conduire à le laisser à la poussière des rayons que, intrigué, à tenter l’aventure de sa lecture
Une petite fatigue d’après fêtes me découvre, paresseux, puisant dans un souvenir anecdotique : un Noël à Djibouti.
Manuel est tout sourire, avenant, une croix tatouée sur la main à hauteur du trapèze. Pour marquer, plus encore que son prénom, son appartenance à une communauté.
Le premier rang du petit théâtre est plein, au cœur de Fort Kochi. La séance de maquillage a commencé. C’est l’heure du Kathakali.
« Nulle inscription, nulle pierre, nul signe n’indique où gisent leurs dépouilles. Comme s’ils n’avaient jamais existé. Est-ce un hasard ? Le terrain vague où sont enterrés Shahla et Manuchehr a pour nom Lanatabad, la Terre des Damnés. »
La route va bel et bien finir, dans quelques jours, pour cette dernière étape à Kashan, avant une dernière journée à Téhéran. La poésie à nouveau s’impose avec Omar Khayyam : « Si l’asile est peu sûr, le but encore distant, Sache que finiront la route et ton tourment. N’aie pas de peine ! »


