6èmes avec 52 points, les Asémistes pointent à seulement 2 points des Parisiens du Stade Français. Autant dire que ce match revêt une importance primordiale pour la course au Top 6.
Soigner la conquête
Si tout le monde a encore en tête le scénario du match aller — où l’ASM l’avait emporté à la dernière minute sur un essai de Lucas Tauzin (qui avait fait polémique côté parisien) — on n’oublie pas non plus la forte impression laissée par les “soldats roses” dans l’antre du Michelin.
Il faudra rivaliser avec les hommes du manager Paul Gustard, surtout en mêlée, secteur impressionnant depuis le début de saison. La mêlée clermontoise, que l’on a vue souffrir face aux robustes Cistes la semaine passée, sera une nouvelle fois privée de ses piliers internationaux Régis Montagne et Giorgi Akhaladze. À cela s’ajoutent les absences de Selevasio Tolofua et du vice-capitaine Killian Tixeront.
Mais Clermont a des arguments, comme le précise le deuxième ligne Thomas Ceyte : « Le groupe vit bien, on travaille fort au quotidien. Nous avons bien analysé le match contre Montpellier et la frustration est le mot qui en ressort. Paris a un gros paquet d’avants (meilleure équipe en défense de mêlée et en touche), mais nous nous focalisons sur notre jeu. Nous aussi, nous avons une bonne conquête, même si cela a été plus compliqué la semaine dernière. » Des détails à régler avant d’affronter ce qui se fait de mieux dans ce secteur. « Pas d’autre choix que d’être vigilant dès le début face à une équipe en totale confiance », poursuit-il.
L’ASM doit être pragmatique
« Un bon test encore pour nous. Nous avons travaillé pour être performants contre cette solide équipe de Paris », livre Julien Lairle, coach des avants, qui rappelle que l’ASM reste la troisième mêlée du Top 14 : « Nous ne perdons pas confiance en nos points forts. »
Il faudra aussi être solide défensivement face à une équipe capable de marquer à tout instant. « Les Parisiens s’appuient sur leurs forces actuelles, comme on l’a vu contre Toulon. C’est une équipe qui marque 47 % de ses essais avec zéro ruck. Ils marquent sur une pénalité vite jouée, un lancement de jeu, une 50/22 ou une interception. Ils sont redoutables dans la vitesse d’exécution et l’efficacité dans les 22 mètres », analyse le technicien.
Le pragmatisme est le maître-mot chez Thomas Ceyte, Baptiste Jauneau et Julien Lairle. « Il faudra faire comme Montpellier a su le faire ici : rentrer cinq fois dans le camp adverse et marquer trois points à chaque entrée. De notre côté, nous tirons un bilan plutôt positif malgré la défaite, car nous avons été dominants sans assez concrétiser », affirme Julien Lairle. Pour rester accroché au Top 6, Clermont devra convertir chaque opportunité dans une rencontre qui s’annonce intense.














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