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Bus T2C / Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

Le SMTC-AC et T2C ont présenté le futur réseau de transports en commun

Le réseau de transports en commun qui sera opérationnel à la fin des travaux InspiRe, a été officiellement présenté. L'offre en kilomètres va augmenter de 20% et donnera un accès aux services essentiels en 30 minutes maximum où que l'on se trouve dans la métropole clermontoise.

Étape clé dans le calendrier du projet InspiRe, le SMTC-AC institution organisatrice de la mobilité de la métropole clermontoise et T2C, l’opérateur exploitant, ont présenté le futur réseau de transports en commun dont la mise en service est programmée pour fin 2025-début 2026. Il a demandé plus de 80 réunions, près de 3 années de travail, beaucoup de négociations avec tous les maires et remplacera l’ancien réseau mis en service fin 2006 avec le tramway ainsi que  la version de transition mise en place l’été dernier pour permettre le bon déroulement des chantiers.
Présenter le nouveau réseau, permet de mieux comprendre la cohérence du projet InspiRe qui redessine totalement la manière de se déplacer dans Clermont. L’idée est de retrouver un centre ville plus calme, en réduisant l’emprise de la voiture particulière, au profit de modes de déplacement alternatifs, prioritairement le vélo en plus du moyen le plus naturel, la marche à pied. Un réseau de transports performant et un nouveau plan de circulation étaient donc indispensables pour accompagner la mutation sociale et environnementale de la métropole.

Du réseau en étoile au réseau à rocades

Le nouveau réseau, avec de nouvelles lignes et des trajets plus nombreux, promet l’usage possible des transports en commun à 90% des habitants de la métropole avec accès aux services essentiels en 30 minutes. 92% des emplois du bassin seront desservis par une ligne ce qui implique d’avantage d’intermodalité. Cela passe notamment, par une offre en parking-relais beaucoup plus importante. 1 380 places sont aujourd’hui disponibles, une capacité qui va grimper à 3 380 dans 27 parkings en 2026.
Au final le réseau offrira 20% d’offre kilométrique en plus nécessitant 20 bus et 40 chauffeurs supplémentaires.
« On a changé de paradigme, passant d’un réseau en étoile où l’ensemble des lignes nous emmenaient place de Jaude ou à Ballainvilliers, à un réseau  comportant des rocades » explique François Rage, président du SMTC. « On peut passer de Nohanent à Blanzat, de Aubière à Cournon, sans passer par le centre de la métropole. Ce réseau a aussi intégré totalement la composante métropolitaine. Orcines et Saint-Genès-Champanelle n’avaient pas de lignes régulières, ce sera plus le cas avec le nouveau réseau ».

4 types de lignes pour le nouveau réseau de transports en commun

Le futur réseau de transports en commun sera composé de 4 types de ligne. Le premier sera l’épine dorsale du réseau, avec les lignes A, B et C, tram et BHNS, Bus à Haut Niveau de Service, des lignes en site propre qui garantissent un service optimal avec passage toute les 6 à 8 minutes, ouverte de 04h30 à 01h00, 7 jours sur 7.  Le second comporte des lignes très régulières, 7 jour sur 7, avec passage minimum toutes les 20 minutes desservant toutes les zones à forte densité et tous les équipements, comme l’Université, l’hôpital, les salles de sport. Le troisième type qui ne fonctionnera pas les dimanches, desservira, de 7h à 21h, les zones moins denses en population, enfin le dernier type offrira, un maillage de proximité, plus fin, de la métropole. « Nous allons aussi mettre en place une offre Transport Sur Réservation » reprend François Rage « Il y aura un TSR qui permettra sur zone géographique dépourvue, d’aller d’une ligne régulière vers une autre ligne régulière, un TSR dit de rabattement pour rejoindre une grande ligne régulière et un Taxibus en soirée expérimental dans un premier temps ». (voir la carte interactive du nouveau réseau)

« Les habitants ont pu faire remonter des besoins de dessertes »

« On a eu une commande politique, comme en 2006 » commente Blandine Galliot, présidente de T2C « La commande a été plus formalisée qu’il y a 20 ans car, depuis, il y a eu les Rencontres des mobilités, l’adoption du plan de déplacement urbain et un cadre politique beaucoup plus clair sur les attentes, comme les 20% d’offre supplémentaires ou les 30 minutes. On a beaucoup travaillé en concertation avec le SMTC ce qui est mieux que de passer par un cabinet conseil. On a profité de la phase de concertation d’InspiRe pour récolter les attentes des usagers. On a fait pas mal de réunions publiques et les habitants ont pu faire exprimer des besoins de dessertes. La desserte commune à commune, sans passer par le centre de Clermont est remontée très souvent en réunion publique, tout comme la question de la desserte en soirée, sujet récurrent qui a alimenté la réflexion sur le transport sur réservation que l’on va expérimenter. Ce qui est toujours compliqué à expliquer aux usagers, c’est que pour créer une offre de service, il faut que cela concerne plusieurs usagers. En dehors des services connexes, pour le réseau, on s’est adapté à une réalité de territoire, à des besoins de déplacements, à des programmations urbanistiques à venir. Un réseau de transport doit s’adapter à son territoire »

Nouvelles technologies

Le réseau 2026 verra l’arrivée de nouveaux matériels compatibles avec la réduction des gaz à effet de serre. Des bus électriques circuleront sur les lignes B et C et se rechargeront dans le nouveau technicentre de Cournon qui sera un véritable centre de production électrique, le tout pour un investissement de deux fois 50 millions d’euros. Le reste du parc de véhicules passera progressivement du gaz à l’électrique rechargeable et deux lignes expérimentales fonctionneront avec des piles à combustible alimentées à l’hydrogène. À noter enfin qu’une application est en cours de développement, elle permettra aux usagers de faire appel à la multimodalité pour optimiser leurs trajets.

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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