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Piscine de Chamalières en travaux / Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
Entretiens Sports

Piscine de Chamalières : la métamorphose est en route

Lancés il y a huit mois, les travaux de la piscine de Chamalières continuent et le résultat final prend peu à peu forme. 7 jours à Clermont fait le point. (article à contenu enrichi d'une vidéo)

En 1975, les habitants de l’agglomération de Clermont découvrent le Centre Aquatique Les Hautes-Roches, plus connu sous l’appellation Piscine de Chamalières. L’édifice, inauguré par Valéry Giscard d’Estaing est à l’époque, ce qui se fait de mieux pour ce type d’équipement.

Dans son discours d’inauguration, l’ancien maire devenu président de la République le rappelle : « Cette piscine olympique, couverte avec ses 50 mètres de bassin, ses huit couloirs, son chronométrage électronique est la seule du genre, malgré la modestie de notre commune. Dans un périmètre qui est délimité par Lyon, Paris, Bordeaux et Toulouse, il n’y a que cette seule piscine qui présente ces caractéristiques. Elle est déjà convoité à l’échelon national ». Le président disait vrai, cette piscine fut plusieurs fois le théâtre des championnats de France de natation.

 Le bâtiment n’était plus aux normes

Mais au bout de 50 ans d’utilisation par quelques 300 000 visiteurs annuels, les 7 500 m² de l’établissement avait bien vieilli. Malgré la dernière rénovation datant d’une vingtaine d’années, le bâtiment n’était plus aux normes actuelles en matières d’accessibilité, de confort et d’écologie.

Clermont Auvergne Métropole qui, entre temps, a repris à son compte la compétence des équipements sportifs, a décidé de lancer des travaux d’ampleur, dans la lignée des piscines déjà rénovées à Cournon, Lempdes et Clermont (Stade nautique Coubertin). L’institution a pris à sa charge une bonne partie du chantier d’un montant total estimé à 14 millions d’euros.

La piscine fermée pendant les travaux

Commencé l’été dernier, le chantier a entraîné la fermeture de la piscine (lire notre article du 31/08/2022). Il devrait se terminer à la « fin d’année si on est optimiste, début d’année prochaine si on est pessimiste » explique Estelle Ficuet, collaboratrice au cabinet d’architecture CHM en charge du projet.

Mais qu’est-ce qui prend autant de temps ? Il y a d’abord eu « le remplacement complet des organes de chaufferie et d’alimentation électrique, la réfection générale des systèmes de traitement de l’air et de l’eau ». Mais aussi d’autres travaux sur la structure même du bâtiment.

En 50 ans les émanations de chlore du grand bassin avaient fragilisé les poutres en béton armé qui supportaient la toiture. « C’étaient des poutres de 79 tonnes, il y en avait 14…. Des travaux conséquents, il a fallu dix jours pour tout déposer. Cela a nécessité la mise en place d’une des plus hautes grues mobile d’Europe. C’était impressionnant et ça a été fait avec brio, la démolition de l’ancienne toiture en béton ont été achevés début février » précise l’architecte. A la place, les ouvriers vont installer une charpente « un peu plus dans l’air du temps en bois métal, bien plus légère ».

Tous ces modifications ont été réalisées avec une idée en tête : « conserver la trame du bâtiment originel ». C’est dans cet esprit que les « poteaux U béton » sur la face Sud ont été conservés, et que la façade Est sera traitée d’une manière qui « respectera les orientations architecturales du projet d’extension de 1998 ».

Réduire la consommation d’énergie et les rejets de CO²

Ce coup de neuf donné à la piscine de Chamalières va aussi permettre à l’édifice, pour le moment très énergivore, d’être plus écologique et économe en énergie. Le premier objectif est de diminuer fortement la consommation énergétique de l’équipement. Une diminution d’à minima 30%, espère la métropole, obtenue avec un renforcement de l’isolation et l’emploi de matériaux plus adaptés. Des économies conséquentes, surtout vu le prix actuel de l’énergie, qui passeront par les changements évoqués plus haut mais aussi par l’installation de panneaux photovoltaïque et de panneaux solaires thermiques sur les toits. Il convient de rappeler que l’ambition de Clermont Auvergne Métropole est de devenir un territoire 0 carbone à l’horizon 2050.

À propos de l'auteur

Wilhem Lelandais

Diplômé d’une licence professionnelle option web à Lannion en 2017, Wilhem Lelandais a multiplié les expériences dans le journalisme, aussi bien en presse locale à Actu.fr que dans des médias plus spécialisés (HandAction ou Basketinfos). Est actuellement en Master Histoire, Civilisation et Patrimoine à Clermont-Ferrand.

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