Si certains usagers se sont réjouis de la réouverture de la rue de l’Oradou à la circulation automobile, d’autres s’inquiètent de ses conséquences sur la sécurité, en particulier pour les piétons et les cyclistes.
La Ligue contre la violence routière du Puy-de-Dôme vient de publier un communiqué pour alerter le maire de Clermont-Ferrand sur les risques liés au retour du trafic automobile rue de l’Oradou — une situation identique à celle vécue en mars dernier avec la « libération » du bas de l’avenue Bergougnan.
L’association rappelle que, si la municipalité précédente avait mis en place une limitation globale à 30 km/h dans la ville, de grands axes comme Bergougnan, Oradou, Libération, Thévenot-Thibaud, Niel ou Berthelot avaient été maintenus à 50 km/h. Une décision jugée incompréhensible par la Ligue, mais que la mairie de l’époque justifiait par la volonté de ne pas ralentir le flux du trafic, notamment celui des transports en commun, sur ces axes dits « pénétrants ».
Reconsidérer la limitation de vitesse
Face à cette réouverture — la rue de l’Oradou n’étant plus réservée aux seuls bus et vélos —, la Ligue contre la violence routière du Puy-de-Dôme demande au maire de revenir sur ce « choix dangereux » de la limitation à 50 km/h, lui rappelant que la sécurité figurait au cœur de son programme électoral.
Selon l’association, la hausse mécanique du trafic sur les axes Bergougnan et Oradou augmente directement le risque d’accidents graves ou mortels pour les vulnérables. Elle pointe également l’étroitesse des trottoirs sur certaines portions de la rue de l’Oradou et le manque de véritables aménagements cyclables sécurisés, pourtant exigés par la loi d’orientation des mobilités (LOM). Une situation jugée similaire sur d’autres axes comme Libération, Franklin-Roosevelt ou la rue de Durtol.
Interpellé sur la question de la vitesse lors de séquence de la réouverture de l’Oradou, Julien Bony avait affirmé : « Ma responsabilité est d’organiser l’ensemble des déplacements, l’ensemble des mobilités, et donc de veiller à ce que les usagers restent dans leur couloir, dans le respect des uns et des autres, et de la sécurité routière, évidemment essentielle. »
Pour rappel, l’insécurité routière à Clermont-Ferrand a causé la mort de 17 personnes (dont 8 piétons) et fait 69 blessés graves entre 2022 et 2024, selon les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière.












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