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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Le Tour dont on ne se lasse pas

Un décor grandiose et des héros superbes pour un drame en vingt et un actes : le Tour de France n’est jamais ordinaire.

Le Tour serait-il une incongruité dans notre époque standardisée, formatée, aseptisée ? Une tête qui dépasserait encore au beau milieu de la normalité ? Une exception aux usages en vigueur ?

Est-ce parce qu’il échappe délibérément à l’air du temps qu’il séduit encore ? Est-ce parce qu’il s’évade des préceptes et des règles établies ? Trois de semaines de compétition, un décor à l’échelle d’un pays, des descentes de cols à tombeau ouvert, dans la canicule ou le vent, sous la pluie ou un soleil de plomb et des millions de spectateurs au bord des routes, dans les villages les plus reculés, sur le pas de leurs portes : d’une certaine façon, le Tour de France est un anti-match de football au cadre étriqué et au scénario stéréotypé. Il cultive des liens étroits avec son public et son histoire, exhale sa géographie, sublime les exploits de ses héros, au paroxysme de l’effort.

Souffle préservé

Certes le Tour de 2025 n’est plus tout à fait celui qu’ont connu les générations précédentes : étapes rabotées, oreillettes collées, coureurs dissimulés derrière des casques et des lunettes de soleil, kilométrage total drastiquement limité par les instances internationales. Son territoire lui-même a changé au fur et à mesure de l’urbanisation, de l’émergence des horribles rond points et des hideuses zones industrielles. Autant de verrues sur l’itinéraire. Mais il conserve peut-être l’essentiel, à savoir une âme et le goût de l’aventure.

Champions d’exception

Sur le papier, le parcours 2025 n’est peut-être pas le mieux dessiné. Néanmoins, à son habitude, il offrira quelques morceaux de bravoure lorsque lassé de la plaine, il prendra délibérément de l’altitude. On attend ainsi avec impatience l’étape puydômoise qui s’enroulera méticuleusement autour de Clermont avant de se diriger vers le Sancy. Un chef d’œuvre de parcours dont on espère qu’il donnera lieu à des batailles intenses…

Quant au casting de cette édition, il est évidemment alléchant : Pogacar, Vingegaard, Roglic, Evenepoel, soit le haut du panier d’une génération dorée qui bouscule les schémas et renoue allègrement avec un cyclisme offensif et audacieux.

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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