Accueil » Edito » L’ASM : un club pas tout à fait comme les autres
Logo ASM 1970 2004
Logo ASM 1970 2004
Edito

L’ASM : un club pas tout à fait comme les autres

En sport, on se projette volontiers vers l’avenir et, pour autant, on ne peut effacer pas le passé du jour au lendemain.

Depuis 2010, l’ASM n’est plus ce perdant systématique, parfois magnifique, d’autres fois penaud et maladroit, que la France du rugby aimait moquer gentiment mais qui provoquait une sympathie de bon aloi, réservée à ceux qui ne font pas d’ombre. On le qualifiait souvent de « Poulidor » du rugby, ce qui n’était guère aimable pour le défunt champion cycliste dont le palmarès recèle de joyaux, Tour d’Espagne, Milan-San Remo, Flèche Wallonne, Paris-Nice, Critérium du Dauphiné, Grand-Prix des Nations, championnat de France , entre autre, sans oublier le « Super Prestige Pernod » qui couronnait jadis le meilleur coureur de la saison internationale.

Plus de revers que de médailles

En conjurant le sort, l’ASM n’a pas pour autant basculer dans le clan des « winners », ses onze finales perdues en championnat et ses revers successifs en Coupe d’Europe demeurent naturellement dans les esprits. Et si  deux boucliers de Brennus sont venus garnir la vitrine peu encombrée du club, elle ne fait pas partie des rares monstres sacrés… Pour autant, elle demeure un pensionnaire incontournable du Top 14, un éternel outsider, un prétendant régulier au dernier carré et un club au rein solide, parmi les mieux structurés de France. Appartenir à l’univers Michelin est un gage de pérennité dans un sport où le modèle économique demeure précaire.

Retour en arrière

Il y a cinquante ans tout juste, l’ASM faisait trembler ses rivaux. Dominatrice, emmenée par un stratège hors pair, le demi d’ouverture de l’équipe de France Jean-Pierre Romeu, l’équipe imposait sa force et son efficacité derrière un pack alors surnommé le « monstre à seize pattes » : Rougerie, Costantino, Foulhoux, Bourdillon, Gasparotto, Roca, Costes, Cristina. Cette saison-là, les Clermontois s’avançaient sereinement vers un premier titre avant un 1/8e de finale gagné contre Perpignan. Ce jour-là, agressé par le Catalan Paul Goze, Jean-Pierre Romeu subissait plusieurs fractures au visage. Diminué, portant un masque de protection, mais aligné tout de même sur le terrain, le chef d’orchestre n’était que l’ombre de lui-même lors du ¼ de finale contre Brive et l’ASM, méconnaissable, plongeait (0-3). Le Challenge Yves-du-Manoir remporté un mois plus tard face à Graulhet constituait une maigre consolation.

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
Photo Fanny Raynaud

 

Partager :

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite

Sponsorisé