Si Donald Trump n’existait pas, peut-être conviendrait-il de l’inventer. Difficile néanmoins de créer de toute pièce un tel personnage à la fois exubérant et grossier, ironique et plastronneur, mégalomane et fantasque, haut en couleur et fort en gueule, parfois caricatural et souvent surprenant. Une antithèse de la délicatesse, un archétype de la fougue et de l’égocentrisme. Un caractère singulier auquel il faut ajouter un attrait immodéré pour l’argent. Ce qui n’a pas empêché la démocratie américaine de le porter à deux reprises au pouvoir. Dont acte…
« Fureur épique »
La guerre contre l’Iran l’a montré tour à tour virulent et prudent, jusqu’au-boutiste et circonspect, intrépide et mesuré, belliqueux et hésitant, ardent et réservé, intransigeant et prêt à des accommodements, sûr de lui et influençable, ferme et vague, impatient et flegmatique, impétueux et versatile. Assurément incertain ; évidemment imprévisible. À y perdre son latin même pour un expert « autorisé » ou auto-déclaré comme les plateaux télé en regorgent.
Face au pire
Donald Trump, homme d’affaires sans beaucoup de scrupules et politicien opportuniste (mais n’est-ce pas le propre du personnel politique ?), est celui que les médias aiment à détester, à critiquer, à pourfendre, dont il est bon de se moquer, de ridiculiser, de faire des gorges chaudes. Il est celui dont l’intelligentsia a fait sa tête de turc, son bouc émissaire. Sans nuance, sans exception, sans l’once d’une mesure. Viscéralement. Si Trump devait avoir raison, et cela lui arrive nécessairement, alors il aurait tort évidemment. Définitivement. Incontestablement. Parce qu’il est celui que l’on abhorre même quand il combat les êtres les plus détestables, les plus vicieux, les plus corrompus, les plus sanguinaires et les plus obscurantistes, à l’image des mollah iraniens, bourreaux de leur propre peuple, tortionnaires au long cours et ordonnateurs du terrorisme un peu partout sur la planète. « Lorsque je me regarde, je me désole ; lorsque je me compare, je me console » dit la maxime. Alors vraiment s’il faut soutenir un camp dans cette guerre dont la finalité demeure floue et l’issue aléatoire, rangeons-nous sans l’ombre d’un doute du côté des Américains et de leur chef au panache orangé. Ne serait-ce qu’en pensant au peuple iranien dont la souffrance se prolonge depuis trop longtemps.
Marc François











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