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Melenchon "La République, c'est moi"
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Edito

L’autoportrait de Jean-Luc Mélenchon

Candidat à la prochaine présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, le champion incontesté de L.F.I multiplie les dérapages sans subir, pour le moment, les foudres de la Justice.

« Tout blanc, tout moche ».  La nouvelle saillie de Jean-Luc Mélenchon qui n’en est pas à une près. Une provocation aux confins de l’insulte qui prend la forme d’ostracisme pour une couleur de peau. Mais comme toujours la formule pour le moins douteuse est prononcée sous une apparence vaguement humoristique- ce qui lui permettra d’échapper une fois encore à quelques poursuites de la justice. Celle-ci est d’ailleurs bien tolérante à l’égard du « leader maximo » de la gauche radicale. Lorsqu’il ironise en épelant le nom du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, déchaînant l’hilarité de son auditoire, ou qu’il déforme à dessein le patronyme du socialiste Raphaël Glucksmann, il flirte évidemment avec l’antisémitisme. Mais puisque c’est Mélenchon, ce n’est pas grave…

Ce qui lui ressemble

« Tout blanc, tout moche ». On dirait un autoportrait. L’indéboulonnable chef suprême de La France Insoumise s’est-il regardé dans un miroir ? Oublie-t-il ses origines européennes, son indiscutable « blanchitude » ? Ignore-t-il qu’il fait partie de la vieille classe politique à laquelle il appartient depuis plus de quarante ans ? Et a-t-il observé le visage des principaux responsables de son parti, les Coquerel, Bompard, Boyard, Léaumont, Trouvé et jusqu’à Mathilde Panot et Manon Aubry. Pas vraiment des représentants de la fameuse diversité préconisée par la formation. Tous blancs, en fait. Moches ? L’appréciation demeure subjective.

Un leader sempiternel

Evidemment s’il allait au bout de ses idées, Mélenchon devrait pratiquer le « grand remplacement » (concept qu’il revendique désormais) au sein de ses propres instances et commencer par sa propre personne, puisque nul n’est irremplaçable. Pourtant, le voilà en orbite pour une quatrième candidature aux élections présidentielles où il espère fermement, cette fois, décrocher un second tour qui pourrait l’opposer au représentant du Rassemblement National. D’ici là, L.F.I, revigorée par ses quelques conquêtes municipales, multipliera les attaques, les imprécations et les outrages, selon une habitude devenue une marque de fabrique.

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
 Photo Fanny Raynaud

 

 

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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