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Edito

Du foot au chaos

Un match de football disputé à Budapest, au bord du Danube. Et à 1300 kilomètres de là des scènes d’émeute. Un exemple parmi d’autres du « grand bazar » français.

Aux lendemains du second sacre du PSG, faut-il mettre en exergue le succès sportif du club financé par le Qatar ou plutôt les incidents qui, sans surprise, se sont produits en aval de la finale de la Ligue des Champions ?

178 policiers blessés, 890 interpellations, une terrasse de café percutée, des magasins pillés, des tirs de mortier à gogo, des scènes de guérilla urbaine, des pompiers pris à parti et même trois décès liés à ces incidents ….. Des heurts à Paris, bien sûr, mais aussi dans 71 villes de France, dont Clermont où l’insécurité n’est plus depuis longtemps un sentiment.  Et bien sûr partout des dégradations, des agressions, des destructions, des dommages qu’il incombera aux contribuables de payer alors que la plupart d’entre eux a du mal à joindre les deux bouts par les temps qui courent. Ils subiront aussi, comme une triple peine, la hausse des tarifs d’assurance. Une réalité devenue presque ordinaire dans notre pays que le ministre de l’intérieur a pourtant qualifié de « situation sous contrôle ».

Une justice complaisante

Ivres de violence et de bêtise, les émeutiers n’auront qu’à recommencer à la prochaine occasion. En dépit des discours aussi fermes que creux des autorités politiques (« nous ne laisserons rien passer »), la réponse judiciaire est en effet quasi-absente selon une habitude qui finit par ressembler à un parti pris et à un sésame donné aux semeurs de violence.

Qui ne tourne pas rond

Le football en tant que jeu n’a évidemment aucune responsabilité dans ce désastre. Après tout les mêmes scènes se reproduisent chaque année le 14 juillet. Mais l’on peut tout de même remarquer que jamais un grand match de rugby ou une finale de Roland-Garros n’entraîne de telles scènes d’émeutes. En juillet, des millions de spectateurs se rassembleront au bord des routes pour suivre le Tour de France dans une atmosphère festive et bon-enfant. Et le week-end prochain, la foule ( 300.000 personnes attendues)  ne transformera pas le circuit des 24 Heures du Mans en un gigantesque camp retranché. Bref, il existe bien un particularisme avec le « foot » qui tient évidemment davantage à la sociologie de son public qu’à la forme de son ballon ou aux règles d’arbitrage. Eu cet égard, la perspective de la prochaine Coupe du Monde n’a rien de rassurante.

 

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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