Pour Julien Bony, maire de Clermont, la semaine n’aura pas été de tout repos.
Après sa plainte pour menace de mort (lire notre article du 16/06/26), le voici confronté à un appel à la démission de son premier adjoint, Gérald Sertelet, suite à un article publié par nos confrères de La Montagne.
Selon le quotidien, Gérald Sertelet, ancien cadre de la police, aurait fait l’objet en janvier 2017 d’une sanction disciplinaire au terme d’une enquête de l’IGPN (la police des polices). Il a été reconnu coupable par sa hiérarchie d’avoir fait « classer » une amende pour excès de vitesse au bénéfice d’un député-maire socialiste du Puy-de-Dôme.
Il est également question de comportements déplacés et ambigus vis-à-vis de stagiaires féminines, futures policières municipales, mais le tribunal de Lyon n’a rien retenu, considérant qu’il n’y avait pas eu de comportement à caractère déplacé.
Même si ce qui est révélé n’empêche pas de conduire correctement une mission, la publication de cet article de La Montagne ne joue pas en faveur de l’image de Gérald Sertelet, qui est un des hommes forts de la municipalité actuelle. Premier adjoint, il a en charge la sécurité, pierre angulaire du programme de Julien Bony, et à ce titre, beaucoup de citoyens attendent de l’exemplarité à un tel poste.
Les élus de gauche demandent la démission de Gérald Sertelet
Toujours selon La Montagne, Julien Bony estime qu’il faut se méfier des interprétations et que, pour l’ensemble des élus de la ville, il y a des faits reprochés mais rien qui puisse s’apparenter à une condamnation lourde et grave.
Les groupes d’opposition ont réagi à l’article de La Montagne. C’est la « stupeur » pour les élus de l’Union de la gauche pour qui, par respect pour les citoyens et pour l’institution, la démission de Gérald Sertelet est désormais indispensable. Même motif, même punition pour LFI qui demande de plus que le maire présente des excuses afin de rétablir la confiance entre la municipalité et ses agents.
Le conseil municipal qui est programmé ce vendredi 19 juin risque d’être un peu tendu, d’autant que la question du « bouclier sécuritaire » est à l’ordre du jour.
À noter que cet article a été rédigé à partir de la lecture de l’article de La Montagne, d’une publication Facebook du groupe de l’Union de la gauche et du communiqué adressé par LFI à la presse. Il ne nous a pas été possible de nous entretenir avec l’attaché de presse de Julien Bony, dont la messagerie était saturée.











Pourquoi Gerald Sertelet doit-il démissionner ?
Au-delà de l’intégralité des fait qui lui sont reprochés et qui d’un point de vue éthique appelle effectivement à sa démission je voudrais ajouter des éléments plus pragmatique
La droite et notamment la municipalité actuelle de Clermont-Ferrand pense que la sécurité se résume à une question d’armement et de surveillance via des caméras.
En réalité le plus important c’est ce que l’on appelle le continuum de sécurité c’est-à-dire le partenariat entre tous les acteurs pouvant participer aux renseignements et à l’action opérationnelle sur le terrain.
Cet avis partagé par Nath égalité des partenaires fait consensus.
Cet équilibre très fragile le premier adjoint actuel de la ville l’a déjà brisé suite aux problèmes qui relate par presse vis-à-vis de la policière municipale
J’ai mis des mois à ce que les deux police municipale et nationale puisse à nouveau se parler et travailler en toute confiance ensuite pendant près de 12 ans cette collaboration na fait que se renforcer
Bien évidemment les agents de police municipale actuel qui était déjà présent à cette période se souviennent encore de cette affaire et ne peuvent donc pas être sous l’autorité et apporter leur confiance au premier adjoint
Au travers de l’article on voit très clairement qu’il n’a pas non plus la confiance de la police nationale
Je pense bien évidemment que des doutes s’installent au niveau du parquet, de la préfecture et des autres partenaires indispensables.
12 ans de travail avec mes collaborateurs et les partenaires viennent d’être pulvérisé en seulement trois mois
Je ne vois pas très bien comment dans ces conditions où il faut faire preuve d’exemplarité et de respect envers les partenaires ainsi que de clarté envers les clermontois on peut mener une politique public globale de sécurité à Clermont-Ferrand
Le maire de Clermont-Ferrand Julien bouny si il a un peu d’honnêteté on vers les Clermontois doit exiger s’il veut mener sa politique sécuritaire la démission de Monsieur Sertelet