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Photo Alex Green Pexels
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Edito

L’éloge de la différence

propre de nos sociétés occidentales, en crise d’identité, est de vouloir uniformiser, standardiser et de promouvoir un modèle unique

À la une du seul quotidien papier régional au début de la semaine dernière , ce titre : « inquiétude pour le football féminin ». Explication de texte : les effectifs de la discipline seraient en baisse chez les jeunes dans la région. Un signal d’alarme tiré mais pour quelle raison ? Honnêtement, on connaît des questions plus urgentes, surtout par les temps qui courent.

Un ballon doit-il être rond ?

Se pose-t-on en réalité les bonnes questions : pourquoi faudrait-il  à tout prix que les filles jouent au football ? Et si elles n’en ont pas envie ? Et si elles préféraient d’autres disciplines sportives, la gymnastique, le badminton ou le ski alpin ? Et si elles privilégiaient d’autres activités comme le théâtre ou la lecture ?  Et si on les laissait simplement choisir ? Parce que le football est le sport le plus populaire chez les hommes faut-il nécessairement qu’il le soit aussi chez les femmes ? Au nom de quoi serait-il un passage obligé ou une référence quasi universelle ?

Couleurs et contrastes

Cette série d’interrogations renvoie à un sujet plus profond qui traverse notre société : faut-il que les femmes soient des hommes (à moins que ce ne soit l’inverse) ? Question qui ne s’est évidemment jamais posée à travers l’histoire de l’humanité mais que notre époque charrie au nom d’un soi-disant égalitarisme qui, en l’occurrence, est évidemment une chimère ou un trompe l’œil. Le propre de nos sociétés occidentales, en crise d’identité, est de vouloir uniformiser, standardiser et de promouvoir un modèle unique auquel il faudrait se plier coute que coute, en toute circonstance, en tout lieu, même s’il doit se révéler contre-nature.

À la promotion tous azimuts de l’égalitarisme (à ne pas confondre avec la nécessaire équité), ne serait-il pas préférable de se livrer à un éloge de la différence ? Les couleurs, les cultures, les saisons, la nuit et le jour, l’ombre et la lumière,  les chats et les chiens, les femmes et les hommes : le charme de l’existence n’est-il pas dans la diversité et la discordance plutôt que dans la similitude ?

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
Photo Fanny Raynaud

 

 

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

2 Commentaires

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  • M. François, méfions-nous de cette vieille tendance à essentialiser les pratiques culturelles … Si les filles pratiquent moins le foot dans notre pays, ce n’est pas en raison de leur différence naturelle avec les garçons, mais parce qu’elles reçoivent une éducation qui les pousse plus vers d’autres activités. D’ailleurs, aux Etats-Unis, le football (soccer) est un sport largement féminisé. Ces faits sont le reflet d’habitudes socialement construites, non l’effet de différences naturelles, physiques ou prétendument psychologiques. Ne faisons pas le jeu de l’extrême-droite en confondant nature et culture. C’est la porte ouverte à de multiples dérives, notamment en termes d’orientation scolaire et d’accès à l’emploi.

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