« La guerre des douze jours » : sûrement pas un coup d’épée dans l’eau. Les dégâts infligés à la mollarchie iranienne ont nécessairement été conséquents même s’il est impossible d’en mesurer l’exacte étendue et de savoir jusqu’à quel point son potentiel nucléaire a été réduit. Tout de même, cet épisode paroxystique a connu une conclusion ( ?) assez étonnante, comme une fin en queue de poisson…
Des résultats limités ?
Le sentiment est que l’épisode n’a fait que reculer les échéances, ne réglant en rien les sources de l’antagonisme entre les deux pays. Et que nécessairement l’affrontement resurgira à un moment ou un autre. Principal changement, néanmoins, orchestré par la méthode Trump : le régime iranien est prévenu. S’il franchit la ligne rouge, il sera à portée des bombes américaines. Or les régimes tyranniques ne craignent que les plus forts, les plus puissants, ceux qui n’hésitent pas à leur donner des coups. En somme la principale réussite de l’opération est peut-être tout simplement d’avoir eu lieu.
Vedette américaine
Qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, l’imprévisible Donald Trump est le gagnant de cette séquence. Soupçonné d’isolationnisme, il a replacé l’Amérique au coeur de l’échiquier international et même comme le gendarme du monde. Prétendu non interventionniste, il a réussi une opération hors norme et montré ses muscles avant d’obtenir un cessez-le-feu presque immédiat entre les deux belligérants. Il peut parader désormais même si le travail avait été largement, méthodiquement, soigneusement préparé par Tsahal.
La mollarchie n’est pas tombée
A l’issue du bombardement, le président US a souhaité « beaucoup de bonheur à Israël et à l’Iran ». Il est évident qu’il n’en sera rien, le peuple iranien, en effet, n’a pas fini d’être tyrannisé par ses dirigeants. « Il n’a qu’à se prendre en main s’il veut se débarrasser de ses bourreaux » a-t-on entendu ici ou là. Ce qui, hélas, reste beaucoup plus facile à dire qu’à faire lorsqu’on ne dispose que de ses poings face aux mitraillettes et aux potences.
Messieurs « je sais tout »
En marge de ce chapitre aussi intense que bref, les chaînes de télévision s’en sont données à cœur joie. Et les fameux experts, toujours les mêmes, se sont bousculés sur les plateaux. Avis autorisés, pertinents, intransigeants, éclairés, étayés… Mais rarement visionnaires. A de très rares exceptions près, ils se sont plantés dans les grandes largeurs …Ce qui ne les empêchera pas, certainement, de faire preuve de la même assurance la prochaine fois.












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