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Un jeune renard- photo D.R.
Animaux

De l’effet du coronavirus sur la vie animale

Pour de nombreux animaux sauvages, l'actuelle période, qui voit une diminution de l'activité humaine, constitue un répit appréciable. Dans le même temps, la situation se révèle critique dans les refuges de la SPA et d'autres associations.

L’actuelle épidémie de coronavirus n’a pas seulement des conséquences sur les êtres humains. Pour certains animaux, elle représente aussi un temps à part, avec des résultats contrastés.

Ainsi, la SPA a-t-elle tiré la sonnette d’alarme. Avec le confinement, en effet, les adoptions sont au point mort. Du coup, refuges et fourrières publiques se trouvent « tous saturés en termes de capacité d‘accueil. »  Pour tenter de remédier à cette situation, la SPA serait en discussion avec le ministère de l’agriculture. Le but ? Permettre la reprise des adoptions dans le strict respect des consignes sanitaires. Pour le moment, toutefois, aucune décision n’a été annoncée dans ce sens par les pouvoirs publics…

Eaux calmes

Plus positif, la période actuelle entraîne une légère amélioration (provisoire) de la pollution atmosphérique et aquatique et, plus encore, une baisse de l’activité humaine. Du coup, dans le Parc National des Calanques, au large de Marseille, des hérons cendrés, des fous de Bassan ont pu être observés. Dans les eaux, les agents du parc ont remarqué une recrudescence des poissons et des mammifères (thons et dauphins) dans les zones interdites à la pêche. « Il y a moins de monde, moins de bateaux, donc les animaux sortent plus naturellement et l’observation se fait plus facilement » a expliqué un agent du parc à nos confrères de France 3 Provence Alpes Côte d’Azur.

A Venise, on le sait, certains poissons retrouvent les eaux des canaux et à Paris, des canards gambadent librement dans les rues. Par contre, dans certaines zones touristiques, la situation est grave pour des contingents d’animaux habituellement nourris par les populations de passage. C’est le cas pour les singes de Lopburi en Thaïlande ou les cerfs sika au Parc de Nara au Japon, menacés aujourd’hui par la famine.

Sans chasse

Le triste spectacle de la chasse- photo D.R.

La diminution de la circulation automobile sur les routes et autoroutes va permettre de réduire- pour un temps- le nombre d’animaux victimes des collisions. Les hérissons (2 millions seraient tués chaque année sur les itinéraires français), les chevreuils, les sangliers, les renards mais aussi les chats et les chiens font partie des principales victimes ordinaires de la circulation.

Bonne nouvelle, aussi, la chasse est suspendue jusqu’à nouvel ordre, y compris le piégeage. Répit d’autant plus salutaire pour les animaux qu’il intervient au début du printemps et de la période de reproduction de nombreux animaux sauvages.

Certains internautes nous ont fait remarquer combien l’on pouvait entendre les oiseaux chanter ces jours-ci, y compris à l’intérieur même des villes. Le phénomène, bien réel, ne s’explique pas par un afflux de volatiles ou par l’expression d’une sérénité retrouvée chez nos amis à plumes. En fait, c’est la très nette diminution de la circulation intra-muros qui nous permet de mieux discerner des bruits habituellement noyés dans l’intense activité urbaine. Une forme de quiétude sonore dont, toutefois, le confinement nous empêche de profiter pleinement… à moins de disposer d’un balcon ou, mieux, d’un jardin.

 

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