Dans la petite famille des grands entraîneurs, entendez par là ceux des sports du haut niveau, on relève plusieurs catégories. Il y a ceux qui portent le melon avec un égo surdimensionné ou ceux qui jouent avec l’hypocrisie des bons garçons policés. D’autres, moins nombreux, affichent envers et contre tous une authenticité bien ancrée dans le terroir. N’est-ce pas monsieur Urios ?
Chroniques
A un mois d’écart, les deux têtes de gondole du sport auvergnat ont repris du service, portées davantage par des interrogations que des certitudes. Les footeux ont pris la mesure de la tâche qui les attend pour confirmer leur statut pendant que les rugueux continuent de fourbir leurs armes dans l’espoir d’un futur plus convainquant que le passé récent.
A Clermont, lorsque l’été partira en pente douce et que les Damian, Sébastien, Arthur ou George referont l’actualité du ballon ovale dans les clameurs du Michelin, Pauline et ses potes entameront, plus discrètement, la nouvelle saison d’un autre rugby en jaune et bleu. Sans fric mais avec une passion soulevée par la force du destin.
Un site météo très professionnel prévoit le temps qu’il fera en Islande, heure par heure. On peut même choisir des filtres : pluie, vent, tonnerre, neige… Merveilleux. Un seul
critère est impossible, le soleil ! Ça rend méfiant, forcément. On se dit qu’il y a un loup.
Un œil à Clermont, l’autre à New-York et…encore un autre à Saint-Emilion, voilà un auvergnat qui n’est jamais resté les deux pieds dans le même sabot. Le rugby et le vin ne pouvant faire que bon ménage, Pierre Arnald a su saisir les opportunités de conjuguer des passions colorées de rose, de rouge et aussi de jaune et bleu.
Mercredi 5 juillet 1905 : comme le vote de la loi de séparation des Églises et de l’État, la victoire de Léon Théry dans l’édition auvergnate de la coupe Gordon-Bennett fait beaucoup parler...
Entre le foot en ébullition et la navigation en eau tiède du rugby, l’heure des bilans a sonné pour les deux têtes de gondole du sport auvergnat. D’un Clermont Foot en conquête et d’une ASM empêtrée de modestie, les impressions sont forcément contrastées. Admiration et consternation.
Il voulait remettre l’église au milieu du village, voilà qui est fait. Qu’on l’aime ou pas, Bernard Laporte, patron du rugby français, a tenu sa promesse avec la complicité de la bande à Fabien Galthier.




