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ASM Rugby féminin Élite 1 2025 / Photo Philippe Thivat
Photo Philippe Thivat
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Week-end faste pour l’ASM Rugby Féminin

Ce n’est pas une, mais deux demi-finales que vont disputer les filles de l’ASM Rugby Féminin. Si le groupe Élite 1 s’en ira confronter le Stade Bordelais dimanche à 14H30 en terre girondine, les filles de la réserve Élite 1, recevront la solide formation de Blagnac samedi à 16h, à Romagnat, avec la ferme volonté de conserver leur titre.

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L'Essentiel

L'ASM Rugby Féminin se prépare à jouer deux demi-finales ce week-end, avec l'équipe Élite 1 affrontant le Stade Bordelais à Bordeaux et la réserve accueillant Blagnac à Romagnat.

La présidente Marie-Françoise Magignot souligne la bonne dynamique du club, qui a réussi à qualifier deux équipes pour les phases finales, tout en exprimant des préoccupations sur la planification des finales.

Les entraîneurs et joueuses, notamment Léa Gabriagues, insistent sur l'importance de la préparation et de la concentration pour rivaliser avec des équipes comme Bordeaux, tout en se montrant motivés par leur statut d'outsiders.

Les mots de la présidente Marie-Françoise Magignot

« Avoir 2 équipes dans le dernier carré, comme l’année dernière, est le signe que ce club est dans une bonne dynamique et met en valeur le travail des joueuses, des différents staffs, des dirigeants et des bénévoles », souligne Marie-Françoise Magignot, présidente de l’ASM Rugby féminin, qui n’oublie pas non plus de rappeler le beau parcours des U18 et de leur accession elles aussi en phases finales. Dans une année de transition vers l’ASM Clermont Auvergne, nécessaire pour continuer à exister au plus haut niveau, on aurait pu penser que cela ne vienne transpirer sur les résultats des différentes formations engagées. Au contraire, cette « mutation » a semble-t-il porté les filles à faire briller leurs couleurs avec encore plus d’envie. « Cette année, avec cette charge de travail intense, est passée en fait très vite. Notre rapprochement avec l’ASM s’est très bien articulé et nous voilà aujourd’hui, pour la 5ème année consécutive en phases finales », exprime la Présidente. « En revenant aux matchs qui nous attendent, et notamment à Bordeaux, je pense que nous avons les moyens de rivaliser. Il faudra être très vigilant à ne pas nourrir ces Bordelaises de par nos erreurs, car on sait qu’elles se paient à chaque fois. Cette place d’outsider nous va bien, nous l’avons prouvé par le passé. Le staff va bien les préparer durant cette semaine. Pour notre réserve, avec ce groupe très jeune, on s’attend à une belle fête du rugby féminin, avec un gros match entre 2 équipes qui se tiennent. Il y aura des supporters de chaque côté, il va falloir pousser fort pour passer, et pour chercher à conserver notre titre », prévient Marie-Françoise Magignot qui regrette que toutes les finales du rugby féminin, prévues le 31 mai, soient séparées. « Il y avait certainement la possibilité de planifier différemment en regroupant toutes les finales sur un même lieu. Si dans le meilleur des cas, nous avons les 2 équipes en finale, une à Clermont et l’autre à Auch, on fait comment pour s’organiser ? », rappelle la présidente.

La réserve à domicile

Depuis le début de saison, les protégées de Benjamin Touati et de Greg Gonzalvo, montent le curseur à chaque rencontre et livrent de très solides prestations. Pour sa deuxième saison aux manettes de cette équipe avec un titre engrangé, et aujourd’hui les phases finales (excusez du peu), Greg Gonzalvo va pouvoir compter sur presque la totalité de son effectif. « Au même stade que l’année dernière, nous sommes opposés à cette belle équipe de Blagnac, que nous respectons beaucoup. Comme nous, c’est une équipe qui envoie du jeu de partout. Si nous avions gagné l’année dernière en demi-finale, cette année elles nous ont battues d’un point à chaque fois.
Mais, au match retour, même si nous n’avions pas su contourner leur défense, ce fut un match déclic pour nous. Les filles ont pris conscience de leur potentiel et nous avons enchaîné les victoires par la suite », souligne Greg Gonzalvo. Avec un effectif renouvelé à presque 80 %, les recrues et les cadettes qui ont rejoint ce groupe ont su trouver leur place, encadrées par des joueuses d’expérience comme la capitaine Marie Kill, la seconde ligne Mathilde Roy, la demi de mêlée Fanette Leroy, ou encore la jeune bourbonnaise Anaïs Lagrange. « On s’attend à un match très serré comme le prouvent nos dernières confrontations. Dans ces matchs de phases finales, il faudra se montrer vigilantes au moindre détail et être constantes toute la partie », précise Marie Kill, qui sait qu’elle pourra compter sur le nombreux public jaune et bleu du stade
Michel Brun.

À Bordeaux, avec beaucoup d’implication et d’application

Même si la montagne semble difficile à atteindre, nous savons que ces matchs de phase finale sont empreints de parfums et d’émotions particuliers où tout scénario écrit d’avance peut se trouver bouleverser. « Nous savons que nous ne sommes pas favoris, mais nous allons bien nous préparer et nous allons jeter toutes nos forces dans la bataille. Il va falloir se montrer impliqués et appliqués, car la moindre petite erreur peut nous coûter cher », livre le coentraineur Fabrice Ribeyrolles. Une équipe de Bordeaux, qui a l’habitude de mettre une grosse pression dès le début de la rencontre. « Pour mieux étouffer notre adversaire et prendre ainsi le large », témoignait Agathe Sochat après la victoire de son équipe au Michelin à l’automne dernier. « Soyons très rigoureux, n’offrons pas de points et tout sera possible alors », poursuit l’ancien joueur de l’ASM Clermont Auvergne. Sèchement battues par Blagnac, lors de la dernière journée, (17/39) les Bordelaises auront sûrement retenu la leçon et voudront afficher un autre visage. « Il faut se donner la chance de créer l’exploit là-bas. Il faut rester dans notre logique, de se montrer appliqué, courageux et solidaire, comme nous l’avons montré contre Bobigny », précise Vincent Fargeas, qui sait que la conquête sera également un élément clé de cette rencontre. Avec la perspective de jouer une finale au Michelin, les filles de l’ASM Rugby Féminin trouveront la force de se sublimer, comme elles savent si bien le faire lors des rendez- vous importants. « Maintenant, il va falloir cocher 23 noms sur la feuille de match, au sein de notre effectif, où chaque joueuse voudra prouver qu’elle a sa place », déclare le staff.

ASM Rugby féminin réserve 2025 / Photo Philippe Thivat
ASM Rugby féminin réserve 2025 / Photo Philippe Thivat

Léa Gabriagues : joueuse de transmission

À 29 ans, la troisième ligne de l’ASM Rugby Féminin enchaîne les matchs et les belles prestations. Élément quasi-indispensable de ce XV de départ, Léa Gabriagues, championne de France en 2021 a fait évoluer son rugby avec intelligence et pragmatisme. « Aujourd’hui, je ne suis plus un chien fou. L’expérience et la maturité aidant, je me place différemment sur le terrain et j’apporte autre chose dans mes interventions. Je sais ce que je peux faire et ne pas faire, je suis stratège et c’est plus facile pour moi d’exprimer mes qualités. Je trouve que j’arrive à amener des choses à mon équipe, de transmettre aussi, et c’est cela le plus important. Je suis en forme et j’ai envie de voir à quoi va ressembler ce projet ONE ASM, cela me permet de me fixer des objectifs », livre la troisième ligne. Et de son expérience, il va en falloir pour contrer cette équipe de Bordeaux, qui voudra imposer son jeu dès les premières minutes. « Le fait que tout le monde nous voit perdre là-bas est hyper-motivant, me concernant. J’adore cette place d’outsider et je pense que l’équipe aime ça. Si l’état d’esprit est au rendez-vous, ce que je ne doute pas, cela peut le faire. Nous avons engrangé de la confiance face à Bobigny en marquant beaucoup, en ne lâchant rien en défense. Tout cela est très positif », conclut Léa Gabriagues.

Léa Gabriagues / Photo Philippe Thivat
Photo Philippe Thivat

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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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