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En 2022, nous avions rencontré Virginie Tarantola, jeune femme qui venait de créer à Clermont, Other Skin, une entreprise spécialisée dans création de vêtements spécifiques à la pratique féminine du triathlon. Près de 4 ans après la création de la société et le lancement de la marque, nous l’avons retrouvée dans le village pro de la seconde édition de La Montée Infernale.
L’entreprise, désormais installée dans de nouveaux locaux à Orcines, en haut de la vallée de Royat, a bien traversé les premières années d’exploitation. La marque qui revendique une politique éthique et responsable, s’installe peu à peu dans le paysage sportif féminin et sa créatrice se montre toujours autant motivée par son aventure entrepreneuriale.
“Gagner en visibilité et, ensuite, de créer de nouvelles collections”
7 Jours à Clermont : Pourquoi avoir quitté le centre de Clermont pour le haut de la vallée de Royat ?
Virginie Tarantola : En fait, j’ai rejoint mon conjoint qui y a installé sa boutique de vélos. On est à côté de la crêperie, donc on a du passage, mais on est surtout pas loin des chemins où je voie mes clientes courir ou faire du vélo. Cela a donc vraiment du sens d’être dans cet endroit qui n’est pas loin de Clermont et qui permet de se garer facilement… et après j’ai mon site Internet, j’expédie partout en France.
7JàC : Qu’est ce qui vous occupe le plus actuellement ?
V.T : Je continue à vendre, j’imagine toujours, mais l’idée c’est de pérenniser l’entreprise au maximum, de la faire connaître avec les produits que l’on a déjà, qui plaisent aux femmes puisqu’elles rachètent déjà ces produits. Aujourd’hui l’idée est de gagner en visibilité et ensuite de créer de nouvelles collections et de nouveaux coloris mais là, vraiment c’est de faire avec ce que l’on a en stock et d’être le plus visible possible.
7JàC : Qu’est ce que les femmes viennent chercher avec vos produits ?
V.T : La féminité avec un design qui change vraiment, c’est ce que l’on me dit très souvent. Il y a aussi le confort. Ce n’est pas facile de trouver les deux associés. J’ai de très très bons retours sur les produits qui sont comparés à une seconde peau que l’on oublie presque. Citons les cuissards de vélo, par exemple, qui ne sont généralement pas très confortables avec la peau de chamois. Là on des retour sur le bon niveau de confort, ce qui est un très bon point.
7JàC : Vos produits sont durables dans le temps ce n’est pas très bon pour le commerce…
V.T : Oui c’est sûr, ce qui est durable dans le temps est un assez peu racheté, mais l’idée est de faire des produits qui durent. Nos clientes pratiquent parfois plusieurs sports, c’est pour cela que l’on a une collection assez large avec des produits pour la natation, le vélo, la course à pied et qui sont très polyvalents. Par exemple on a une brassière qui peut être utilisée en haut de maillot de bain ou en brassière de sport, les T-Shirts c’est pareil, on peut utiliser les maillots de cyclisme pour le trail… donc au final les clientes viennent compléter leur propre collection avec d’autres produits pour tous les sports qu’elles pratiquent.
“On en apprend tous les jours”
7 Jours à Clermont : L’entreprenariat est parfois difficile, vous ne regrettez pas de vous être lancée dans cette aventure ?
Virginie Tarantola : Non pas du tout, même si c’est sur que ce n’est pas facile tous les jours. Malgré tout c’est hyper intéressant, on en apprend tous les jours et tout le temps. Après, on apprend aussi de nos erreurs, on s’améliore et c’est comme cela que l’on grandit. Maintenant je travaille aussi sur la partie de mon conjoint, l’entreprise de vélo, les deux se complètent énormément et c’est chouette.
7JàC : Quel est le rêve de la créatrice de Other Skin ?
V.T : Tout simplement que cela continue dans le temps, que les produits continuent à se vendre et que j’ai toujours ces femmes qui viennent me voir après leur compétitions et qui me disent “oh là là, pendant ma compétition, on m’a demandé 10 fois ce que je portais comme produit, d’où cela venait et je dis que je me sens vraiment bien dedans”. Mon rêve c’est donc d’avoir ces retours de femmes qui sont trop contentes de porter les produits Other Skin.
7JàC : On ne pose désormais plus de question de la légitimité des femmes dans le sport. C’est définitivement acquis ?
V.T : Ha oui… après il y a toujours des choses à faire des choses à faire évoluer, à avoir encore plus de femmes dans les compétitions, mais c’est sûr que le sport féminin se développe et c’est chouette.
7JàC : Le vélo féminin est-elle une pratique qui se développe de plus en plus ?
V.T : Oui, le vélo est de plus en plus pratiqué par les femmes. Le Tour féminin donne l’exemple mais il y a aussi plein de petites courses qui se développent partout. À Clermont un groupe de femmes a été créé sur l’appli WhatsApp. Elle sont déjà plus de 100, les filles se proposent des sorties entre elles et c’est trop bien. On voit que cela plaît que ce soit pour du loisir ou un peu plus compétition.













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