Accueil » Edito » Le Tour de France est un livre inépuisable
Photo Valentin Uta.
Edito

Le Tour de France est un livre inépuisable

En selle pour trois semaines d’aventures « vélocipédiques » depuis l’Ile de Noirmoutier jusqu’aux Champs Élysée, en passant par les pavés du nord et les sommets alpins et pyrénéens.

En juillet, la France a l’humeur vagabonde, bucolique et espiègle. Elle célèbre ses paysages enchanteurs. Une attitude qui l’amène à franchir les cols escarpés, à longer les côtes découpées, à traverser rivières et fleuves, parcourir les contrées agricoles, riches et fructueuses, aux horizons interminables, sillonner les vallées luxuriantes pour une longue échappée…

Un livre ouvert

Le Tour constitue ainsi le plus beau et le plus vivant des livres de géographie, multipliant les étapes comme autant de chapitres. Un livre ouvert qui recèle de mots magiques, savoureux et évocateurs : Tourmalet, Izoard, Galibier, Aspin, Aubisque, Ventoux, des mots qui fleurent bon la province et ses dialectes et flattent l’imaginaire. Comme le nom des champions, inscrits dans la mémoire collective: Bartali, Coppi, Gaul, Bobet, Anquetil, Simpson, Merckx, Hinault, Indurain et même Armstrong, le sulfureux, l’imposteur, venu ternir le rêve américain. A sa façon, le Tour représente une immense odyssée qui traverse les générations comme les contrées, surmontant les affres du temps dans un élan juvénile et enthousiaste. Le Tour réconcilie la France « d’en bas », celle des plaines, et la France d’en haut, qui vit en altitude, un peu plus près du ciel.

Ame d’enfant

C’est sans-doute grâce à cette fusion unique entre les lieux et les hommes, les paysages et les champions, l’environnement et la compétition que la Grande Boucle a écrit une histoire aux confins de la mythologie comme aucune autre épopée sportive contemporaine. Grâce à cette alchimie subtile entre un décor grandiose et une dramaturgie humaine qu’elle a séduit et enchanté les écrivains et les artistes et qu’elle rend aux journalistes les plus blasés, une âme d’enfant. Antoine Blondin, bien-sûr, s’enivrait plus que tout autre de cette France estivale, bienveillante, champêtre et itinérante. Mêlant les aventures sportives aux produits du terroir, imbibés de bons mots et d’esprit pétillant et champêtre, ses billets gourmands et inspirés furent autant de pépites sur la longue route du Tour. Une route inlassable, parsemée de péripéties…

 

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite