Les voyageurs qui fréquentent les gares de Paris ou de Lyon ont sans doute remarqué que certains TGV ne sont pas aux couleurs de la SNCF, mais de la compagnie espagnole Renfe AVE ou de l’italienne Trenitalia. Cette mixité est liée à l’ouverture à la concurrence et à la fin du monopole de la société historique française sur les lignes à grande vitesse.
Après le TGV, l’État procède progressivement à la mise en concurrence des lignes nationales, les fameuses lignes TET, trains d’équilibre du territoire. Ainsi, en décembre 2029, la ligne Clermont-Paris sera concernée par cette mise en concurrence.
La compagnie Le Train, première compagnie ferroviaire française privée à grande vitesse, fondée en 2020 en Nouvelle-Aquitaine, vient de faire savoir qu’elle est désormais candidate aux lignes TER et Intercités et a officiellement déposé sa candidature pour l’exploitation des lignes Paris – Clermont et POLT Paris – Limoges – Toulouse.
Un service quasi identique
Cette nouvelle compagnie serait-elle en mesure de révolutionner la desserte si son offre était acceptée ? A priori non, puisqu’elle serait toujours sous la coupe de l’État qui définit le service des TET. Donc les usagers se verraient proposer une offre à peu près similaire à celle dont ils bénéficient aujourd’hui, lorsque la ligne fonctionne normalement. Quant au matériel utilisé, il serait tout simplement celui qui reste en attente, les fameuses rames Oxygène puisque la compagnie Le Train ne possède pas ses propres rames.
La situation serait, in fine, identique à celle des TER avec des trains de la SNCF gérés par les régions.
Si la SNCF remporte l’appel d’offres, la situation sera d’ailleurs identique car l’exploitation se fera via une filiale indépendante avec une séparation opérationnelle qui se matérialise déjà depuis quelques mois au grand dam des syndicats.
Les candidatures restent ouvertes
En dehors de la SNCF et de Le Train, d’autres opérateurs peuvent encore poser leur candidature, ce qui serait un bien pour la ligne puisque, sur le principe, la concurrence est toujours bénéfique à la qualité de service. Bémol toutefois, les opérateurs privés devront composer avec le réseau sur lequel ils n’auront pas la hand.
D’ici décembre 2029, les usagers feront (en principe) les trajets à bord des nouvelles rames Oxygène. En attendant, ils doivent toujours circuler à bord des voitures Corail, du moins, celles qui restent en exploitation car rescapées ou réparées après un été qui a eu raison de leur vétuste système de climatisation.












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