Le Clermont Foot a donc changé de main après que son ex-propriétaire ait pu mettre quelques sous de côté. Le ticket président-entraîneur Stéphane Tessier-David Guion saura-t- il redresser la barre qu’Ahmet Schaefer avait laissé flotter ?
On verra bien.
Quelle issue pour la zizanie agitant la direction du Volley-ball club de Chamalières et la nouvelle mairie de Clermont sur fond de favoritisme financier de l’ex-municipalité pour la ‘’location’’ de la maison des sports ?
Cela devrait pouvoir s’arranger.
Et puis, l’ASM Rugby Féminin se relèvera-t-elle de l’immense déception d’avoir raté la conquête du Bouclier au terme d’une saison remarquable ?
On voit ça.

Illusions perdues
« Les planètes étaient pourtant alignées » Avec le recul, Marie-Françoise Magignot remâche encore sa déception. La présidente de l’ASM (Romagnat) Rugby Féminin n’a toujours pas digéré l’échec de ses filles dans cette finale contre Bordeaux qui leur promettait, cinq ans
après, le retour du bouclier du côté de chez Vercingétorix.
Bien sûr, on n’oublie pas les deux cartons jaunes des auvergnates, ni l’arbitrage un poil empreint de couardise qui sanctionnait a minima le coup de tronche d’Ibanez envoyant au tapis Salomé Perraudin à l’heure de jeu, alors que le handicap n’était que de 5 points. On n’oublie pas non plus la mise hors course de la capitaine Lazarko ‘’exclue’’définitivement par le toubib de service pour cause de commotion présumée. Ça fait partie du jeu ma pauv’Lucette, dira-t-on !
« Je suis vraiment très déçue aussi parce qu’on a affiché trop de défaillances individuelles, notamment chez des éléments clés, y compris des internationales… » La trêve estivale ne suffira pas à la présidente pour digérer son amertume, d’autant qu’il va falloir faire avec du remue-ménage dans l’effectif.

Bonjour et au revoir !
Il faut savoir qu’à la différence de notre meilleur ennemi british, le rugby féminin français n’est pas professionnel. Il n’y a donc pas de contrats signés entre les joueuses et les clubs, d’où la chienlit qui peut s’installer au niveau des pseudos’’mutations’’ d’autant que l’Elite1 féminine n’est toujours pas prise en compte par la Convention Collective Nationale du Sport. Laquelle convention régit, entre autre, les grilles des salaires.
Il ne faut donc pas s’étonner si, bel exemple, les deux piliers internationales Yllana Brosseau et Assia Khalfaoui s’en retournent à Bordeaux après seulement une saison passée sous le maillot jaune et bleu…’’à l’insu du plein grè’’ de l’ASM (Romagnat). « On a appris ça fin mai au retour des internationales du Tournoi lors des entretiens avec Fabrice Ribeyrolles. Les deux bordelaises avaient du mal à s’acclimater, loin de leurs bases familiales girondines ou lot et garonnaises ». C’est vrai que le plan d’eau de Cournon ou le lac d’Aydat ont du mal à
concurrencer le Bassin d’Arcachon.
Avec aussi les départs à Toulouse pour ses études de l’ouvreuse Elodie Fernandez ou le retour d’Isabelle Page dans son Canada, voilà du beau monde qu’il faut remplacer. Le club s’y emploie activement en renforçant à peu près toutes ses lignes, mais pas que.

Remettre l’ouvrage sur le métier
Suite au départ du co-entraîneur Vincent Fargeas, rouage prépondérant de la formation et de l’équipe d’Elite, c’est un ‘’Coujou’’ qui vient compléter le staff. Jusqu’alors responsable du pôle féminin du CA Brive, Romain Cabanero endosse le paletot de directeur sportif de l’ASM
Rugby Féminin à temps plein et partagera l’entraînement avec Fabrice Ribeyrolles.
De quoi, peut-être, soulager les journées de celui qui va aborder sa douzième saison de coach avec les filles qu’il avait portées, notamment, à l’Elite1 en 2016 et au Bouclier en 2021.

Par ailleurs salarié à plein temps dans un service publique, le riomois est, théoriquement, asémiste-romagnatois à raison de 10 heures hebdomadaires mais « j’en serais plutôt à deux fois 35 heures ! » précise-t-il avec un clin d’œil.
L’agenda du rugby jaune et bleu ou tricolore n’incite pas à la paresse avec le rendez-vous des Sevens dans la deuxième quinzaine d’août suivis des WXV Global Series puis de la tournée en Nouvelle Zélande d’octobre…en même temps que débutera le championnat (25 octobre) pour s’achever le 27 juin 2027. Fabrice, débrouille-toi pour gérer au mieux et qu’on retrouve tes troupes tout au bout de la route. Parce que cette finale 2026, comme l’a si bien ressassé Anaïs Grando, les yeux larmoyants, au micro de Canal+ « ça fait chier ! »
Mais vraiment hein !











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