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pneu Michelin / photo : 7 Jours à Clermont
photo : 7 Jours à Clermont
Économie

Michelin envisage un dispositif de 1 500 départs volontaires sur 3 ans

Le groupe Michelin vient d’annoncer un projet d’adaptation de ses effectifs, exclusivement basé sur le volontariat. Sur 3 ans, jusqu’à 1500 postes, majoritairement tertiaires, pourraient être supprimés.

Michelin emploie près de 17 000 personnes en France et doit faire face à un contexte économique jugé instable tant sur le plan national que sur le plan international. Après avoir annoncé la fermeture de deux usines à Cholet et Vannes en 2024, le groupe lance un projet visant à réduire son nombre de salariés, sur volontariat uniquement. Michelin souhaite aujourd’hui optimiser une structure de coûts trop élevée et accompagner l’évolution des métiers tout en simplifiant les modes de fonctionnement de l’entreprise.

Michelin s’engage à fournir un accompagnement personnalisé pour ses employés

Le dispositif que Michelin prévoit de mettre en place doit permettre d’éviter une « casse sociale ». Pour cela, aucun départ ne sera contraint et Michelin s’engage à accompagner ses salariés en fonction de leur parcours. Leurs situations individuelles et leurs choix professionnels seront ainsi pris en compte, dans une optique de reconversion et de formation vers des métiers d’avenir. On le sait, Michelin développe, en parallèle, d’autres activités que la production de pneus, une diversification qui permet à l’entreprise d’être présente sur des marchés innovants. Cette décision relève alors plutôt d’une redynamisation qui doit permettre d’accompagner les employés vers de nouveaux secteurs.

1 500 postes pourraient être concernés sur une période de trois ans, dont les deux tiers dans des fonctions tertiaires et un tiers dans l’industrie. Michelin va ouvrir la négociation d’un GEPP, accord de Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels qui sera complété par des dispositifs de mobilité externe via des accords annuels de RCC, Rupture Conventionnelle Collective. Le dispositif d’accompagnement proposerait ainsi des parcours de mobilité interne ou externe, de reconversion et de formation vers des métiers d’avenir.

Réaction commune du président de la métropole et du maire de Clermont

Hervé Prononce et Julien Bony ont assez vite réagi à cette annonce qui a attiré leur attention. « Nous savons ce que la Manufacture représente pour notre économie, notre rayonnement et nos projets d’avenir, à l’image du Michelin Innovation Park à Cataroux, fruit d’un partenariat public-privé, qui représente 300 millions d’euros d’investissement et 1 000 emplois créés dans les prochaines années » ont-ils conjointement déclaré, poursuivant : « Nous prenons acte des engagements annoncés par le groupe en matière d’accompagnement, de mobilité, de formation et de reconversion vers des métiers d’avenir, des effectifs concernés par le projet d’adaptation ». Les deux élus semblent rassurés par le sens des responsabilités et le sérieux dont Michelin a toujours fait preuve. Reste à connaître où se situeront les salariés concernés par ce plan et l’impact réel sur le bassin clermontois.

De son côté, le Groupe Michelin rappelle qu’il dispose en France de son siège social, de son centre mondial de R&D, de 13 sites industriels et que cet ancrage s’accompagne d’un effort d’investissement soutenu, avec près de 4 milliards d’euros investis au cours des 10 dernières années et qui se traduisent par de nombreux projets, dont celui de la requalification du site de Cataroux.

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À propos de l'auteur

Olivia Thibaut

Née dans le Cantal, Olivia Thibaut est actuellement en Master Médias et Médiation Culturelle, à l’Université Clermont Auvergne. Elle s’intéresse tout particulièrement à la culture et à la mode. Elle aspire à devenir journaliste professionnelle.

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