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Mélina Verdellet par Mélina Verdellet
Mélina Verdellet par Mélina Verdellet
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Mélina Verdellet : « J’ai joué mon rôle de supportrice à fond »

Fan de l’ASM Clermont Auvergne et abonnée depuis 2008, la préparatrice mentale Mélina Verdellet était du déplacement à Bayonne, où dans une ambiance extraordinaire, elle n’a pas reconnu son équipe sur le terrain. Elle revient, pour nous, sur les moments forts de ce périple en terre basque.

7 Jours à Clermont : Mélina, comment s’est organisé ce déplacement pour ce quart de finale ?
Mélina Verdellet : C’est l’Interclub qui a organisé cela. La semaine d’avant, j’étais à Montpellier pour suivre les jaunes et bleus, pour ce dernier match de championnat, très important. Avec les clubs des supporters nous attendions des nouvelles que nous avons eu très vite finalement avec 2 bus prévus pour emmener les fidèles de la Yellow Army à Bayonne.

7JàC : Un voyage qui s’est bien déroulé, avec ses traditionnelles pauses de partage et de convivialité ?
M. V : Nous sommes partis à 10h de Clermont-Ferrand avec un casse- croûte à l’aire de la Corrèze, endroit mythique pour les supporters « Jaunards ». Tout le monde emmène de quoi partager, ce qui fait que nous passons toujours un bon moment. Une fois que tout le monde a bien dégusté les différents ingrédients apportés, l’ambiance dans le bus monte plus facilement. C’est le début de l’échauffement des supporters. En plus, 4 ans sans phases finales, cela nous a donné de l’allant. Tout cela est très, très, beau à vivre.

« Un accueil incroyable des supporters Bayonnais »

7 Jours à Clermont : Avec cette crainte finalement de voir le match reporté au lendemain, avec l’annonce d’orages violents, prévus en fin de soirée ?
Mélina Verdellet : L’info circulait sur les téléphones, lorsque nous sommes arrivés sur Bordeaux, où le temps était très lourd avec un ciel très noir. On se projetait déjà sur la nuit que nous allions passer à Bayonne lorsque nous avons appris que le match était maintenu. Par chance, nous n’avons pas eu de grêle. L’orage s’est invité au coup d’envoi. Nous étions bien à l’abri en tribunes, mais bien rincés à la sortie du match.

7JàC : Comment était l’ambiance à Bayonne ?
M. V : Nous avons été extrêmement bien reçus par les supporters de Bayonne. C’est un public de connaisseurs qui a des valeurs qui sont proches de celles de la Yellow Army. Il y a une ferveur incroyable et des chants tout au long du match, et même avant.

« Nous n’étions pas connectés »

7JàC : En revenant au match, nous ne sommes qu’à 6 points à la pause. Vous y croyez forcément ?
Mélina Verdellet : Oui bien sur, surtout lorsque l’on se réfère à notre seconde mi-temps face au Stade Français, où nous avons tout renversé sur notre passage. Nous ne sommes pas largués au score. Nous espérons que le discours de notre coach à la pause va avoir de l’influence pour réveiller tout le monde. Mais, cela n’a pas été le cas et nous avons subi toute la seconde période, avec nos anciens Clermontois (Iturria, Lopez et Tiberghien), vraiment décisifs. Nous avons été dominés dans de trop nombreux secteurs pour pouvoir espérer autre chose.

7JàC : L’impression de ne pas avoir été au rendez-vous finalement ?
M. V : Oui, tout à fait. Je me suis demandé si les joueurs n’avaient pas subi la pression de cet événement, car je les ai sentis très chargés émotionnellement, lorsque nous étions à leurs côtés, lors de leur arrivée au stade. Je pensais qu’après notre victoire au MHR, on resterait sur cette même dynamique, mais nous n’avons pas su être à la hauteur de l’événement. Mais nous n’étions pas du tout connectés. Et Bayonne nous a privés de ballons également. Nous n’avons pas reconnu notre équipe. Pour nous supporters, c’est assez déstabilisant ce que peut montrer cette formation par moment. Elle passe de l’ombre à la lumière et vice et versa. Christophe Urios l’a d’ailleurs bien expliqué, il y a peu de temps.

« Toujours à fond derrière eux »

7 Jours à Clermont : Du coup, pas mal de déception dans le bus du retour ?
Mélina Verdellet : Le trajet du retour a été long et silencieux, avec pas mal de déception sur ce match couperet. Nous sommes arrivés sur Clermont, à 8h30, le samedi matin. Après, en prenant du recul, je me dis que la saison a été belle avec cette qualification acquise lors de la dernière journée, dans un championnat aussi serré, avec une Yellow Army toujours aussi présente, où j’ai le sentiment d’avoir joué mon rôle de supportrice à fond.

7JàC : Pour conclure, comment envisages-tu la saison prochaine ?
M. V : Nous allons accueillir 2 numéros 10 à qui il faudra je pense, un temps d’adaptation dans ce nouveau championnat, dans une compétition où il faut être prêt à performer rapidement. Il faut que nous arrivions à être plus tueur dans certains matchs. On va voir comment cela va prendre pour cette troisième saison de Christophe Urios qui a fait venir des joueurs avec des profils différents. Je suis plutôt assez optimiste, tout en sachant que les résultats des premiers matchs vont conditionner notre saison. Nous aurons la chance également de jouer la HCUP, ce qui est bénéfique sportivement et économiquement. Et surtout il va falloir régler ce problème de constance. En tous les cas, nous serons à fond derrière eux.

Rencontre avec l'ancien Assemiste Scott Spedding et son fils / Photo DR
Rencontre à Bayonne avec l’ancien de l’ASM Scott Spedding et son fils / Photo DR

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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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