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L'Essentiel
Ce label, créé par la loi du 7 juillet 2016, regroupe différents outils de protection du patrimoine et permet d'identifier plus efficacement les enjeux patrimoniaux d'un territoire, incluant près de 1 000 SPR en France.
Le secteur protégé à Clermont, qui s'étend sur une vaste zone autour de la Butte, inclut des bâtiments du XIXe et XXe siècles, renforçant la protection de son patrimoine face à la pression immobilière.
C’est par un arrêté publié fin juillet, que le ministère de la Culture a confirmé l’attribution du label SPR, Site Patrimonial Remarquable, au centre de Clermont. Après enquête publique, le dossier porté par la municipalité a été salué par le directeur des patrimoines et de l’architecture. Ce dernier a précisé que la ville a montré “la qualité et la valeur d’ensemble de son patrimoine” ciblant notamment “la conservation, la restauration, la réhabilitation et la mise en valeur du centre historique et de son environnement immédiat présentent un intérêt public au point de vue historique, architectural, archéologique, artistique et paysager“. Le centre ville clermontois vient ainsi compléter la liste de la vingtaine de sites du Puy-de-Dôme possédant déjà ce label, dont trois pour la métropole de Clermont : ville de Royat, centre historique de Montferrand et rives de l’Allier à Pont-du-Château.
Un Site Patrimonial Remarquable c’est quoi ?
Les SPR ont été créés par la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine. Ils rassemblent trois anciens outils de protections, les secteurs sauvegardés, les aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine et les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Cet outil unique permet d’identifier clairement et plus facilement les différents enjeux patrimoniaux d’un même territoire. Outil de protection, de gestion et de mise en valeur, il pose un véritable cadre dans des périmètres à fort intérêt patrimonial.
En France, sur l’ensemble du territoire, on dénombre un peu moins de 1 000 SPR, qui concernent des secteurs urbains historiques, des quartiers anciens mais aussi des zones rurales.
Tout comme la protection au titre des monuments historiques, ce classement SPR fait partie des servitudes d’utilité publiques fondées sur l’intérêt patrimonial d’un bien dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, d’un point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un véritable intérêt public.
Un cadre réglementaire mieux défini
Le SPR doit être pris en compte dans la définition du projet urbain de la commune et annexé à son document d’urbanisme. Pour Clermont, le calendrier tombe plutôt bien puisque la métropole s’apprête à mettre en application son PLUi, Plan Local d’Urbanisme intercommunal. Un cadre réglementaire clair est donc défini pour les résidents et les porteurs de projets sachant que la majorité des travaux sur des immeubles bâtis et non bâtis (cour ou jardin par exemple) situés dans le secteur du SPR requiert l’expertise et l’autorisation de l’architecte des Bâtiments de France. Cette réglementation qui est intégrée dans un projet territorial global, peut s’étendre aux façades des bâtiments, qui jouent un rôle crucial dans l’esthétique urbaine du secteur protégé.
Si pour certains propriétaire d’immeubles, le label peut apparaître somme une contrainte supplémentaire, la bonne nouvelle est que les travaux de restauration sur des biens situés à l’intérieur des SPR peuvent bénéficier d’aides particulières ou ouvrir droit à des déductions fiscales. Les crédits d’impôts peuvent être assez importants en particulier si ils concernent des immeubles avec logements en locations.
Une zone assez vaste pour Clermont
Lorsque l’on parle sauvegarde du patrimoine, on pense souvent aux centres historiques, mais pour Clermont, le label Site Patrimonial Remarquable s’étend sur un secteur assez vaste. Autour de la Butte, il intègre le quartier à l’Ouest de la place de Jaude jusqu’à la banque de France, le quartier Saint-Alyre, le jardin Lecoq et les quartiers Est jusqu’à la gare SNCF. Ainsi des bâtiments XIXe et XXe se retrouvent de fait protégés, ce qui représente une avancée supplémentaire dans la protection du patrimoine urbain clermontois qui, par le passé, a souvent souffert de la pression immobilière et financière.














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