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Vincent Fargeas et les filles de l'ASM à l'issue du match ASM Toulouse Photo Philippe Thivat
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L’ASM Rugby féminin laisse passer sa chance

Déception, frustration, un peu de colère aussi, voilà les sentiments que nous pouvions entendre de la part des coachs et des joueuses de l'ASM Rugby féminin à la fin de la rencontre perdue à domicile 17 à 23 face au Stade Toulousain.

Après avoir livré une belle première mi-temps, le jeu des jaunes et bleu s’est délité progressivement. La faute à des Toulousaines qui ont remis la main sur le ballon, et qui se sont nourries des trop nombreuses approximations locales. Comme un scénario de déjà vu, auquel il faudra vite en tirer les leçons nécessaires pour faire basculer ces matchs en leur faveur.

Réactions des principaux acteurs de cette rencontre

Vincent Farges : Coentraîneur de l’ASM Rugby Féminin :
Notre conquête a été bonne, elle nous a mis dans de très bonnes conditions. Après, face à des équipes comme cela, il ne faut pas avoir peur de tenir le ballon, de respecter les consignes que nous donnons, de ne pas laisser traîner les ballons. Il y en a un peu marre de le rappeler, et de le rabâcher. C’est dommage de voir ce match nous filer entre les mains, après avoir autant dominé. Cela doit nous servir de leçon, mais c’est très décevant. Pour pouvoir rivaliser, il faut être à 100 % tout le temps, et quand on y est que sur 40 minutes, nous passons à la trappe. Nous avons un fait de jeu en début de seconde période qui ne tourne pas en notre faveur et qui nous offrait la possibilité de tue le match. Mais bon, ne nous cherchons pas d’excuse nous tombons trop de ballons aujourd’hui. Cela suffit maintenant, il faut monter le curseur au niveau exigences. Nous avons été très patients, très tolérants. Il faut être beaucoup plus rigoureux. La sortie d’Yllana Brosseau à la mi-temps nous a perturbés, tout comme l’absence d’Alexandra Chambon également. C’est comme ça, c’est notre chemin, il faut se relever maintenant.

Avec François Ratier, sélectionneur de l'équipe de France de rugby féminin Photo Philippe Thivat
Avec François Ratier, sélectionneur de l’équipe de France de rugby féminin / Photo Philippe Thivat

Mathilde Lazarko : Capitaine ASM Rugby Féminin (Auteure de 2 essais) :
Nous nous relâchons en seconde période, et c’est très dommage, car nous avons réalisé une belle première période avec une grosse conquête. Nous ne perdons pas contre une grosse équipe de Toulouse, c’est cela qui est encore plus frustrant. Nous avions fait 50 % du travail, avant de se relâcher. Il faut que nous arrêtions de nourrir les adversaires. Le pire ennemi, c’est nous comme nous le savons. Il faut être beaucoup plus méthodiques dans la conservation du ballon. Nous aurions dû plier le match en début de seconde période. Mais il faut que nous nous regardions droit dans les yeux, pour être encore plus exigeantes et impliquées.

Léa Gabriagues : Troisième ligne de l’ASM Rugby Féminin :
Notre première mi-temps est construite, et aboutie, avec une mêlée et une touche conquérantes. Par la suite, tout s’est déréglé, et nous avons commis trop d’erreurs. On a 15 minutes de trous d’air. Cela passe par plus d’exigences, et ça passe par être plus appliquées à l’entraînement, pour corriger cela. Face à de telles équipes, chaque erreur est bonifiée. Nous perdons trop de ballons. Il faudra réagir à Lille, avant de recevoir Bordeaux à la maison.

ASM RF et Pauline Bourdon Sansus, internationale du Stade Toulousain Photo Philippe Thivat
ASM RF et Pauline Bourdon Sansus, internationale du Stade Toulousain / Photo Philippe Thivat

Pauline Bourdon Sansus : Demi de mêlée du Stade Toulousain :
Nous avons remis les choses en ordre en seconde période. Nous nous sommes dit les choses à la mi-temps, car quand nous n’avons pas conquête, c’est dur de jouer au rugby par la suite. Nous avons retrouvé notre ADN, nous sommes contentes, mais nous savons qu’il y a encore pas mal de chemin à parcourir. Nous voulons être clinique dans nos sorties de camp, et sur nos zones de marque. Nous avons réussi à le faire aujourd’hui, mais nous savons qu’il y a encore pas mal de choses à améliorer. On savait où nous mettions les pieds, ici, par rapport à cette équipe qui nous pose chaque fois des soucis, et devant un tel public.

François Ratier : Sélectionneur de l’équipe de France de Rugby Féminin :
C’était un match avec du suspens, notamment après la mi-temps, où Toulouse a débloqué la situation. Concernant l’équipe de France, nous avons un premier stage la semaine prochaine avec un groupe de 38 joueuses, dont pas mal étaient sur la pelouse aujourd’hui. Il y aura un autre stage en mars avec un autre groupe de 38. Il y a pas mal de joueuses à voir dans ce championnat, où je me dois d’aller à leur rencontre. C’était très appréciable de voir autant de monde ici, à Romagnat, véritable bastion du rugby féminin.

En baisser de rideau les Espoirs de l’ASM Rugby Féminin, font chuter le leader Bordeaux (33/19)

Greg Besombes : Coentraineur de l’ASM :
Nous faisons une superbe première mi-temps. Nos sommes très contents de la circulation offensive, dans notre capacité à tenir les ballons, à mettre de l’avancée, de jouer de la vitesse. Par contre en seconde période, je n’ai rien vu. Le banc ne nous a rien amené, et nous perdons le bonus. Ce n’est pas possible d’avoir autant d’écart entre les deux mi-temps.

Marie Kill : Capitaine de l’ASM :
Il nous a manqué de la régularité, de la constance aujourd’hui. Au vestiaire on était plutôt sur un discours positif, mais notre seconde période est trop pauvre. Il faut que nous soyons plus rigoureuses, et cela passe par les attitudes à l’entraînement. Nous avons un équipe très jeune, avec du gros potentiel. Nous nous sommes fixé des objectifs à aller chercher pour la fin de saison. Il faut aller chercher le meilleur de nous-mêmes.

ASM RF Espoirs et Maarie Kill Photos Philippe Thivat
ASM RF Espoirs et Maarie Kill / Photos Philippe Thivat

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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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