Le Groenland, une vaste terre de 2 166 000 km² dont personne ne semblait vraiment se soucier ces derniers temps, à part ses rares habitants évidemment. Pas même le Danemark … dont on ne peut pas dire qu’il s’est toujours conduit de façon exemplaire avec les populations autochtones. Dans les années 60, par exemple, l’état danois n’avait-il pas contraint des milliers de femmes inuit à se faire poser des stérilets pour réduire la natalité. Une campagne massive qui avait entraîné traumatismes, infections et stérilités. « Le gouvernement danois a systématiquement inséré des D.I.U (dispositifs intra-utérins) à la majorité des femmes groenlandaises en âge de procréer « affirme le ministère de la santé groenlandais. La plus grande île du monde dispose, il est vrai, d’un statut très particulier. Elle ne fait pas partie de l’Europe mais bénéficie d’un statut de « territoire d’outre-mer associé à la communauté européenne ». Doté d’une large autonomie (l’inuit, par exemple, est aujourd’hui la langue officielle), le Groënland reste un « pays constitutif » du royaume du Danemark. Une « drôle » de situation en réalité.
Le grand bluff
Le vociférant Donald Trump n’est pas le premier responsable américain à lorgner sur le territoire. Le discours officiel est toujours le même : « le Groenland est vital pour notre sécurité nationale ». Pour autant, qui pouvait vraiment croire à une opération militaire US pour conquérir ce « morceau de glace » ? Aussi intrépide et imprévisible soit-il le président américain reste tributaire d’une opinion publique qui ne lui pardonnerait pas un tel coup de force. Trump a donc sorti les muscles et menacé pour mieux être en position de force à l’heure des négociations vis-à-vis de « partenaires » européens affaiblis et divisés, même quand ils sont affublés de lunettes de soleil.
Ailleurs
Durant quelques jours, le Groenland est ainsi devenu le centre du monde. Avant que l’attention ne se déplace quelque part ailleurs sur la planète. L’actualité est ainsi versatile, facétieuse, surtout lorsqu’elle est piloté par des médias souvent borgnes et parfois amnésiques.
Marc François













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