Il n’y aura pas de trêve olympique mondiale à l’occasion des J.O d’hiver. Assurément la répression conduite par les mollah et les gardiens de la révolution se poursuivra en Iran malgré le déploiement de forces américaines. Poutine, lui, continuera son harcèlement à l’égard de l’Ukraine tandis qu’une minuscule délégation de vingt sportifs russes sera présente à Milan sous la bannière des « athlètes individuels neutres ». On se demande d’ailleurs pourquoi une telle « humiliation » n’est pas réservée aux quelques participants iraniens … Tout au moins, le grand rendez-vous sportif constituera, a minima, un îlot de paix au milieu du chaos planétaire et l’opportunité de goûter à des exploits athlétiques authentiques loin des excès surmédiatisés du football.
Retour dans les Alpes
Après deux éditions pour le moins discutables, en Corée du sud ( PyeongChang) puis en Chine (Pékin), pays où il n’existe pas de tradition des sports d’hiver, les Jeux Olympiques retrouvent une terre plus « hospitalière » et adaptée : Milan succède ainsi à Turin, vingt ans plus tard. Et voilà douze ans, depuis Sotchi au bord de la mer Noire, que le continent européen n’avait plus accueilli le grand rendez-vous hivernal.
Milan, ville qui a le vent en poupe, mais surtout Cortina d’Ampezzo (déjà hôte des Jeux en 1956), au cœur des Dolomites, avec sa célèbre piste « Tofane », la lombarde Bormio et sa « Stelvio », Livigno, Anterselva, Predazzo, Tesero ou encore les arènes de Vérone, somptueux théâtre de la cérémonie de clôture : autant de sites qui sublimeront tout à la fois la majesté des Alpes et l’histoire de l’Italie, l’intensité des efforts et la dramaturgie des compétitions.
Sur les pistes
Parce que le ski alpin demeure le sport roi de l’hiver, l’ogre suisse Marco Odermatt et l’insatiable américaine Mikaela Shiffrin devraient être, en principe, les étoiles de cette édition 2026. Toutefois comme les Français se révèlent d’indécrottables chauvins, ils préfèreront sans doute concentrer leur attention sur le biathlon où une razzia tricolore est attendue dans le sillage de Lou Jeanmonnot et Eric Perrot, tous deux leaders de la Coupe du Monde. Il serait dommage, quoiqu’il en soit, d’ignorer des disciplines comme le ski nordique ou le hockey sur glace où s’écriront d’autres chapitre olympiques. Mais chacun, évidemment, voit midi à sa porte…
Marc François












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