Première étape d’une séquence électorale qui, en principe, trouvera son terme dans les législatives du printemps 2027, les municipales restent une élection très particulière dans le calendrier politique. Elles ne sont pas dépourvues de caractère national, c’est-à-dire pas tout à fait étrangères à la situation du pays mais conservent une forte empreinte locale, l’avantage allant souvent au tenant du titre. Plus les communes sont petites et plus le maire fait partie du paysage quotidien, loin de contingences partisanes et de connotations idéologiques. Les 15 et 22 mars prochain, on votera donc dans 34.875 communes de l’hexagone et d’Outre-mer.
Riches d’enseignements
Cette fois, toutefois, leur proximité avec la prochaine présidentielle – treize mois tout juste – donne au rendez-vous un aspect particulier, comme s’il s’agissait d’un premier test ou d’un sondage grandeur nature. Dans ce contexte, les résultats, et particulièrement ceux enregistrés dans les grandes villes, seront scrutés, étudiés, épluchés, disséqués, analysés, commentés. Et pour certaines formations, ils pourraient servir de tremplin en vue des futures joutes nationales quand d’autres y percevront peut-être un avertissement. Les « verts », en particulier, pourraient perdre une bonne partie de leurs conquêtes.
Le cas clermontois
À Clermont, la longue et considérable campagne de travaux et ses conséquences tout comme le contexte sécuritaire qui s’est nettement dégradé- sans qu’il y ait rapport entre l’un et l’autre- seront naturellement au cœur des débats autour des municipales. Car si les tenants partent avec une longueur d’avance, il leur faudra évidemment justifier de leur bilan devant les électeurs tout autant que se projeter vers l’avenir. Malgré tout, Clermont demeure un cas particulier et presque unique dans le paysage français. La ville est un bastion socialiste envers et contre tout sur lequel même un ancien président de la République s’est cassé les dents. Dans le même temps, la capitale auvergnate enregistre aussi des chiffres record pour la gauche extrême, aujourd’hui représentée par « Les Insoumis ». Une situation atypique qui assure un avantage certain au candidat de la gauche « modérée » dans un second tour. Quant à la montée spectaculaire du « Rassemblement National », elle devrait davantage se faire sentir dans les communes rurales du Puy-de-Dôme que dans les zones urbaines. À vérifier tout de même le mois prochain…
Marc François













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