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L'Essentiel
Les bénévoles de l'association cherchent à préserver le patrimoine ferroviaire en restaurant des voitures anciennes, notamment la DEV B9 de 1962, immobilisée depuis 2018 et nécessitant une révision complète pour pouvoir circuler à nouveau.
Pour financer cette révision, l'association vise une collecte de 20 000 euros, et le vote en ligne pour son projet est accessible sur le site de la Fondation du Patrimoine, soulignant l'importance de soutenir des initiatives liées au patrimoine ferroviaire.
La vie est parfois pleine de paradoxes. Alors que certains attendent avec impatience la disparition des vieux trains Corail-Intercités de la ligne Clermont-Paris, d’autres, plus passionnés qu’usagers, se mobilisent pour sauver du vieux matériel. Les bénévoles de l’association clermontoise Train à vapeur d’Auvergne, font partie de cette catégorie et bichonnent amoureusement des voitures anciennes (le mot wagon étant réservé à la désignation des véhicules destinés à transporter des animaux ou des marchandises). L’objectif des bénévoles est bien de maintenir en circulation un patrimoine roulant, pour constituer des trains spéciaux circulant comme au bon vieux temps, avec le rêve qu’ils soient tractés, un jour futur, par la fameuse locomotive à Vapeur 141 R 420, stockée à Clermont mais toujours immobilisée.
Maintenir en circulation veut dire se plier aux obligation techniques de la SNCF, qui autorise, sur ses voies, du matériel qu’elle n’exploite pas ou plus, à condition qu’il soit soumis régulièrement et des révision et des remises à niveau qui garantissent la sécurité des personnes transportées.
Train à vapeur d’Auvergne projette de refaire circuler une voiture DEV B9
La DEV B9 renvoie immédiatement l’image de la France d’après-guerre. Elle fait partie des voitures construites durant les Trente Glorieuses alors que la SNCF cherchait à harmoniser son parc constitué jusqu’alors par le rassemblement du matériel des différentes compagnies privées qui existaient avant la nationalisation. D’une livrée vert typique (ou vert et gris), un habillage intérieur en formica beige, elle offrait un voyage sur les fameuses banquettes maron. Les DEV ont cédé leur place, dans les années 70, précisément aux voitures Corail.
Celle que l’association projette de remettre sur rail, date de 1962. Elle est immobilisée depuis 2018, faute d’agrément pour circuler. Les quatre essieux doivent être remplacés, les bogies vérifiés et des pièces de suspension sont à changer. Le châssis, l’attelage, les marchepieds, le système de freinage doivent aussi subir un contrôlen règle, bref, elle nécessite une grosse révision générale pour avoir de nouveau le droit de circuler, d’autant qu’elle a subit des dégradations volontaires, sur ses flancs et ses vitres. Le projet s’inscrit dans une stratégie de remise à niveau du parc de matériel voyageur de l’association, initié, il y a 5 ans dans le but de constituer un authentique train de voyageurs des années 50/60 pour sillonner les voies ferrées du territoire. Les travaux doivent être confiés à SDH-Fer, une société du Loiret, spécialisée qui réalise ce type d’interventions pour le compte de plusieurs associations.
Une levée de fonds de 20 000 euros
Train à vapeur d’Auvergne souhaite réaliser une levée de fonds de 20 000 euros pour payer une partie de la révision de la voiture. Elle a réussi à faire intégrer ce projet dans un programme de 12, porté par la Fondation du Patrimoine. Concrètement, il est possible de faire un don défiscalisable mais aussi de voter pour le projet, car celui des 12 qui remportera le suffrage bénéficiera d’un abondement apporté par la Fondation.
Le vote en ligne est très simple sur le site de la Fondation du Patrimoine et porte pour une fois, sur autre chose que la vielle pierre, la grande majorité des projets soutenus par la Fondation étant liée à du patrimoine bâti.












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