Sur la ligne SNCF Intercités Clermont-Paris, c’est la pleine saison des feuilles mortes, des sangliers et des problèmes techniques. On ne compte plus les retards, les galères et autres tracasseries imposées ces derniers jours aux voyageurs, jamais vraiment sûrs d’arriver à temps. Désormais la bonne surprise, est de rejoindre sa destination à l’heure prévue et sans encombre, ce qui arrive heureusement assez régulièrement. Le ministre délégué des transports, Clermont Beaune, a bien compris qu’il était plus qu’urgent d’agir sur la ligne Intercités Clermont-Paris mais aussi celle reliant Paris à Limoges et Toulouse, pas mieux lotie. Même si les budgets d’amélioration des infrastructures sont maintenant fléchés et que les nouvelles rames sont en cours de construction, il faut cependant que le matériel tienne jusqu’à la relève.
Les locomotives en bout de course sur la ligne Clermont-Paris
La CGT Cheminot du Puy-de-Dôme pointe les problèmes RH dans son dernier communiqué de presse annonçant « un plan de transport adapté à usage interne du 8 décembre au 19 décembre 2023 » qui conduirait à la suppression de sur la période de 4 trains par jours en semaine et le samedi, 2 le dimanche, et ce en raison de problèmes techniques sur les locomotives de la série BB 26 000 qui tractent les vieux wagons Corail. Ces machines produites entre 1988 et 1998 ont énormément roulé et ont perdu leur fiabilité en raison de leur usure avancée. Pour le syndicat « le manque de personnel chronique ne permet pas une maintenance suffisante » précisant que « le renouvellement du parc ne s’est jamais fait au prétexte que des nouvelles rames automotrices doivent remplacer le matériel Corail ». Les rames Oxygène sont en cours de construction et devraient arriver sur la ligne à partir de 2025. Cela veut dire que sur les 28 rames attendues, les livraisons s’échelonneront jusqu’à fin 2026 et que pendant environ un an le nouveau matériel cohabitera avec l’ancien dont l’état ne se sera pas amélioré.
Situation paradoxale
Toujours selon la CGT Cheminot du Puy-de-Dôme, il existerai pourtant du matériel non utilisé et en bon état sur plusieurs sites SNCF comme, notamment la gare de triage Sotteville-lès-Rouen. Le syndicat déplore « la séparation des activités, puis la découpe de l’entreprise historique en 5 sociétés anonymes » qui bloque aujourd’hui la possibilité de mutualiser le matériel. La gare de Sotteville-lès-Rouen est en fait devenue un site de démantèlement ou transitent locomotives, wagons et même TGV en fin de vie, du matériel sur lequel sont prélevés des éléments pouvant servir de pièces de rechange. Un reportage de nos confrères de 76actu dans « le cimetière des locomotives » donnait la parole à des cheminots qui estimaient que certaines machines se trouvaient en effet encore en bon état, avant d’être stockées.














Le cirque a déjà commencé ! Le train que je devais prendre lundi 11 décembre pour Paris a été supprimé et sans aucune explication, bien sûr ! J’avais réservé le 2 décembre et 4 jours plus tard, je reçois un SMS m’informant que mon train est supprimé. Même si j’ai la possibilité de faire un échange, c’est insupportable. La SNCF n’a manifestement pas de visibilité sur son traffic à très court terme !
J apprécie Continuez ..Merci
Que fait notre président de REGION pour le train Clermont PARIS ???? A Lyon il y a tout, à Clermont que des retards et de la frustation. Scandaleux alors s’ il ose se présenter à la prochaine élection soyez logique… DEHORS.
Un président de région n’a pas de compétence autre que sur les TER.