“Incompréhensible ! Qu’est ce qu’on leur a fait pour mériter cela ?” a déclaré Stéphanie Picard chez nos confrères de Ici Pays d’Auvergne à propos de la hausse du prix des billets annoncée pour 2025 sur la ligne Intercités Clermont-Paris. Alors que le service se montre toujours aussi peu fiable et régulièrement dégradé, il y a de quoi être surpris de l’augmentation de 1,9% en moyenne sur cette liaison, d’autant que celle appliqué aux TGV n’est que de 1,5%.
On comprend aisément l’exaspération de la porte-parole du collectif des usagers de la ligne qui venait justement d’envoyer un courrier au nouveau Premier ministre et au nouveau ministre des transports pour les alerter de l’état de la ligne et demander le gel des tarifs sur 2025.
L’élan semble désormais brisé
Il y a un an, la fameuse réunion qui s’était tenue à la Préfecture de Clermont en présence de trois ministres et de trois patrons de la SNCF avait suscité un peu d’espoir sur une amélioration des conditions d’exploitation du Clermont-Paris, mais, mis à part un peu de grillage et une machine de secours, force est de constater que la situation n’a que peu évolué. Pire, l’instabilité politique en Macronie a brisé l’élan qui avait été donné. À défaut de fiabilité, la moindre des choses aurait été d’instaurer un gel des tarifs jusqu’à la mise en service de nouvelles rames Oxygène, mais ce qui semblait normal à Clément Beaune (qui avait bloqué la hausse sur 2024), ne l’a pas été pour ses successeurs. Pour une fois le service commercial de la SNCF n’y est pour rien, car c’est bien le gouvernement qui a la main sur les tarifs appliqués sur les TET, trains d’équilibre du territoire.













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