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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Bonne année…2023

La troisième année de la crise sanitaire commence sur les chapeaux de roue. L'épidémie est toujours à la une d'une actualité où la prochaine élection présidentielle a du mal à trouver sa place.

L’heure de se retourner ou celle de se projeter ? Les tables de réveillons sont maintenant débarrassées mais c’est encore le moment de la gueule de bois en ce tout début d’année 2022. Difficile, en effet, de sortir la tête de l’eau et d’échapper aux effets de la crise épidémique qui n’en finit pas de heurter notre quotidien. Ne comptons pas sur les médias pour nous offrir un bol d’air ou nous rappeler que le monde ne s’est pas arrêté avec l’apparition du Covid-19. Au contraire, ils s’en repaissent, le servent à longueur de journées et de soirées, rarement avec nuances, parfois avec indécence. Une orgie qui n’est pas près de s’arrêter.

Trou noir

Le virus est un trou noir dans lequel tous les autres sujets disparaissent ou, au mieux, deviennent accessoires. Le masque est ainsi porté sur l’élection présidentielle, l’événement-phare de la vie politique et démocratique en France, qui devrait d’ores et déjà agiter les débats. Elle se retrouve rejetée en arrière fond, comme une vague perspective ou un enjeu anecdotique. Ne parlons pas des Jeux Olympiques d’hiver, programmés le mois prochain à … Pékin (quelle drôle d’idée). Ils ont toutes les chances de passer par pertes et profits.

D’éminents spécialistes

Sur les plateaux, les infectiologues, les épidémiologistes, les microbiologistes, les virologues, les spécialistes en santé publique, voire les urgentistes, ont remplacé les hommes politiques. Voilà deux ans, maintenant, que, tour à tour, ils prêchent la bonne parole, rassurent ou inquiètent, donnent leur avis, conseillent, préconisent, évaluent, pointent du doigt, mettent en garde, alertent, fustigent, dans un ballet ininterrompu. A chacun son avis d’expert… Quant aux journalistes, un peu justes sur le sujet, ils se contentent de jouer les potiches.

Une autre année épidémique commence. Après la sixième, d’autres vagues sont à craindre. Qu’il nous soit permis néanmoins de rêver à un monde libéré, un monde sans restrictions, où la vaccination ne serait plus l’Alpha et l’Omega, où l’on respirerait librement, où il ne serait plus question de rassemblements limités, de jauges ou d’interdictions. Ce sera peut-être pour 2023 ?

 

 

 

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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