Accueil » Edito » 2022, année épidémique
Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

2022, année épidémique

Omicron après Delta. Rien, pour le moment, n'arrête l'épidémie de Covid-19. L'horizon n'est pas prêt de s'éclaircir, semble-t-il, malgré la vaccination.

Faut-il pleurer ou bien rire devant ce monde qui s’affole, qui se masque, se vaccine, se confine, se protège, s’enferme le soir ? Ce monde déboussolé, ce monde qui perd la tête.

Deux années épidémiques, cinquième ou sixième vague, troisième dose de rappel… et toujours pas d’éclaircie à l’horizon. Les plus optimistes, ils nous promettaient que la vaccination nous permettrait de retrouver une vie normale, se sont lourdement trompés. Mais pas question de le reconnaître, ce sont les mêmes aujourd’hui que l’on entend donner des leçons. Ceux-là qui courent les plateaux télé, les studios de radio pour apporter la bonne parole.

Pavé dans la mare

« Aucun pays ne sortira de la crise à  coup de doses de rappel » déclare aujourd’hui le directeur général de l’OMS. Propos iconoclastes dans une époque où toute diversion est taxée de de complotisme ou de subversion. Une époque qui n’accepte plus le débat ou la nuance. Une époque qui a jeté un masque sur les idées.

Pas question, pour autant, de remettre en cause l’intérêt immédiat de la vaccination. Elle aura, tout au moins, épargné des vies, évité des drames supplémentaires. Mais, tout de même, alors que la grande majorité de la population s’est prêtée au jeu, de plus ou moins bonne grâce, force est de constater que l’épidémie est repartie de plus belle entre variant delta et variant omicron. La stratégie, déployée sur une grande partie de la planète, a aussi ses limites.

Et après ?

Dose de rappel, passeport vaccinal, tests antigéniques payants, appel au télétravail et, peut-être, bientôt, nouveau couvre-feu. On pique à tour de bras, on œuvre dans l’urgence, on part au plus pressé.

L’année 2022 sera donc une autre année de crise sanitaire, une autre année de contraintes et de restrictions. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Et, au-delà, quelles seront les traces laissées par cet épisode paroxystique sur nos vies quotidiennes, sur les libertés, sur nos rapports aux autres ? Questions fondamentales auxquelles nul ne semble, aujourd’hui, en mesure de répondre.

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

2 Commentaires

Cliquez ici pour commenter

  • Bonjour,
    Au lieu de Tester, Protéger, Isoler, il eu fallu laisser les médecins Tester, Traiter, Protéger.
    Comme Stéphane Gaillet, professeur au CHU de Strasbourg, le dit si bien : “Ces injections sont une prouesse technologique remarquable mais inefficace” (Déjà testé sur Ebola, sans succès).
    Hélas sur fond politique l’entêtement et même la bêtise perdurent, liés à la corruption systémique (1000 dollars par seconde de profit par les labos tout de même).
    Le pseudo comité scientifique secret défense n’en finit plus de virevolter, avec 56 secondes d’un Jean-François Delfraissy tête basse, qui reconnait que les doses n’empêchent rien ou pas grand chose et que le passe ne sert à rien, mais que bon comme on est dans la vague on verra plus tard…
    Les séquelles psychologiques, psychiatriques sont terribles.
    Quant aux effets indésirables, la directrice de l’ANSM auditionnée le 1er décembre par le Sénat, a péniblement reconnu les 110000+ effets indésirables, dont 24% graves, ce qui constitue le double de tous les médicaments confondus en une année (détails complet sur le site de l’ANSM).
    Les lois, le droit sont bafoués, la démocratie partie en fumée.
    La peur n’évite pas le danger et les traitements, à base de tout ce qui est soi disant interdit, existent vraiment et sont efficaces… pour un virus qui épargne 99% environ de la population, avec une moyenne d’age qui dépasse souvent l’espérance de vie et tous ceux atteints de comorbidité.
    Commençons par la prévention, avec une éducation à la santé et à la condition physique dés le plus jeune âge.
    Quant à la destruction des soins de santé, chacun appréciera la suppression de lits depuis 18 mois, depuis 25 ans à minima. Vive désormais la téléconsultation…
    Pour les discriminés, pour toutes celles et ceux qui refusent d’utiliser le passe de la ségrégation, il reste le partage entre soi, c’est à dire avec les amis, les concerts privés, l’évasion en pleine nature, les loisirs créatifs, les plateformes films et documentaires, la location de gites (sans repas) en France etc.
    On a toujours le choix de voir le verre à moitié plein, on a toujours le choix pour tout, parfois c’est difficile, mais c’est le prix de sa liberté.
    Mais cher Marc François, on n’est pas sortis de l’auberge espagnole !
    Belle année 2022 à tous, avec l’indispensable combat et la capacité d’adaptation, sans déroger aux lois fondatrices….

  • Bien d’accord avec cette analyse et celle d’Alain Pons.
    J’avais moi-même fait ce même constat il y a quelques semaines : https://dfnetwork.pro/le-chantage-a-la-therapie-genique/
    On voit à quel point nos gouvernants sont dépassés par la situation, et plutôt que de réfléchir à de possibles (et nouvelles) alternatives, et bien non, ils vont reprendre les options déjà connues pour nous les reservir comme avant.
    C’est tout simplement une honte !…

Sponsorisé

Les infos dans votre boite