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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Aux premières heures d’une autre année

2024 est arrivée au beau milieu de la nuit. Et bien sûr le monde continue à tourner.

C’est un jour comme un autre. Presque. Pas tout à fait. Changer d’agenda et, pour certains, tenter de refouler les effets d’un réveillon chargé. « Les bulles de la fête », c’était le titre d’un article que j’avais écrit dans un autre siècle pour « mon » hebdomadaire papier préféré… Les bulles de la fête ? Elles vous laissent parfois l’estomac patraque et la tête prête à imploser.  Tout au moins a-t-on l’habitude de prétendre, en la circonstance, que c’était « pour la bonne cause ».

Pour le reste, changer d’année n’a jamais modifié le cours des choses. Même le 1er janvier 2000 n’avait pas marqué le début d’une nouvelle ère, contrairement aux prévisions de quelques hurluberlus. Le premier jour du calendrier est même, traditionnellement, l’un des plus calmes de l’année. L’actualité y est paresseuse, la fatigue prédominante.

Mémoire

Quelques souvenirs du début des années 80. La grande époque du Paris-Dakar, événement sportif, mécanique et exotique qui feuilletonnait tout au long de janvier. La course s’élançait ainsi au premier jour de l’année depuis l’Ile de France pour rejoindre le port de Sète où elle embarquait vers des aventures africaines. Parmi les vedettes de ces premières éditions, les frères Marraud, Cyril Neveu, René Metge ou encore Jacky Ickx … né justement un 1er janvier (il a aujourd’hui 79 ans). Sans oublier Thierry Sabine, le très emblématique organisateur, mort en 1986 dans un accident d’hélicoptère aux côtés du chanteur Daniel Balavoine, de la journaliste Nathalie Odent et du technicien de radio Jean-Paul Le Fur.

Mal en point

Au fait le « Dakar » 2024 partira vendredi prochain d’AlUla… en Arabie Saoudite. Après avoir émigré en Amérique du sud, la compétition trouve maintenant refuge dans les émirats du Golfe persique. Loin, très loin de ses terres originelles et de l’esprit pionnier, elle a perdu de sa superbe depuis longtemps et n’intéresse plus qu’une poignée d’irréductibles. Au point que l’on se demande si sa survie ne tient pas de l’acharnement thérapeutique.

Ah oui, j’allais oublier la tradition des vœux… Les miens accompagnent sincèrement et chaleureusement tous les lecteurs de 7 Jours à Clermont.

 

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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