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Panneau d'information T2C / Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

8e journée consécutive sans tramway et très peu de bus

La grève chez T2C est entrée dans son huitième jour ce mardi 8 septembre, paralysant la majorité du réseau de transports de l'agglomération clermontoise. Alors que le SMTC défend une trajectoire budgétaire progressive contestée par l'intersyndicale, le maire de Clermont réclame la mise en place d'un service minimum et un geste commercial pour les usagers.

Cela ressemble désormais à l’histoire sans fin. En ce 8 septembre, le mouvement de grève a été reconduit chez T2C, l’exploitant du réseau de transports en commun de Clermont, à l’appel de l’intersyndicale.

Pour la huitième journée consécutive, aucun tramway ni trambus ne circule sur les lignes A, B et C, pas plus que les bus sur les lignes E1, 2, 3, 4, 7, 10, S10, 11, 12, 13, 14 et 15. Les autres lignes, parmi lesquelles figurent les transports scolaires, fonctionnent normalement. (voir prévisions sur www.t2c.fr)

Les explications d’Éric Égli, président du SMTC

Face à la situation actuelle mais aussi au traitement médiatique qui en est fait, le SMTC a publié un communiqué dans lequel il reprend un certain nombre d’éléments, parfois divergents des propos tenus par les syndicats. « Le budget actuel de T2C s’élève à 93,8 millions d’euros. Il correspond à une période de transition, alors que certains équipements et matériels ne fonctionnent pas encore à leur niveau nominal. L’objectif fixé par le SMTC est d’atteindre un budget de 90 millions d’euros à l’issue du Contrat de Service Public, à l’horizon 2028 », explique le président du SMTC, Éric Égli, qui ajoute : « Cette trajectoire représente une diminution de moins de 5 %, soit un peu moins de 4 millions d’euros, répartie sur un peu plus de deux ans. Elle ne correspond donc pas à une mesure d’économie immédiate et uniforme, mais à une évolution progressive, anticipée et accompagnée. Elle tient notamment compte des marges de manœuvre qui doivent progressivement être dégagées grâce à la montée en puissance du nouveau centre de maintenance Ginette Magnier et du nouveau matériel roulant, ainsi qu’à l’amélioration de leur fonctionnement. » Le président précise qu’aucune remise en cause des salaires, primes, indemnités ou avantages existants n’est envisagée dans le cadre de ce plan, quand les syndicats évoquent de leur côté « une variable d’ajustement ».

Le maire de Clermont souhaite un service minimum chez T2C

Comme chaque jour, l’intersyndicale fera procéder à un vote ce mardi, pour ou contre la poursuite du mouvement.
Le SMTC évoque un taux de participation de 50 %, vendredi 4 septembre dernier, sans toutefois préciser les catégories d’emplois concernées. Fort logiquement, le taux de participation au mouvement chez les conducteurs doit être plus fort que 50 %, même s’il convient de pondérer les chiffres face à ce qui apparaît comme un blocage des deux dépôts de tram et bus.

Pour la première fois depuis le début du conflit, le maire de Clermont, par ailleurs premier vice-président du SMTC, s’est exprimé par la voie des réseaux sociaux. Julien Bony souhaite que la situation ne s’enlise pas et appelle au dialogue et à la responsabilisation. Considérant que les usagers sont actuellement pris en otage, il demande à T2C de faire un geste commercial envers les abonnés et relance l’idée d’un service minimum.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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