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L'Essentiel
Cette initiative, visant à améliorer la régularité des lignes de transport en commun B et C, a été conçue après deux ans de concertation et entraînera la suppression de 200 places de stationnement, tout en maintenant l'accès aux parkings existants.
Les autorités encouragent les usagers à s'adapter à ces changements, soulignant que la réduction du trafic automobile contribuera à un cadre de vie plus sain en diminuant la pollution et en favorisant l'utilisation des transports en commun.
Une Zone à Trafic Limité, (à ne pas confondre avec Zone à Faibles Émissions), va se mettre en place, au mois du juin 2025, dans l’hyper centre de Clermont. Cette ZTL qui entre dans le cadre du projet InspiRe, est une zone de 1,2 km démarrant de la stèle Alexandre Varenne (à la pointe Lamartine/Blatin) pour se terminer au bas de l’avenue Carnot en passant par Jaude, Desaix, Renoux, Ballainvilliers, Joffre et Faculté. Concrètement seuls les véhicules des « ayants droit » pourront y circuler à la vitesse maxi de 30 km/h. Ces ayant droits sont les transports en commun des futures lignes B et C, les vélos, les véhicules autorisés, c’est à dire ceux des riverains, des livreurs, des taxis, des professionnels, des services de secours & police et des visiteurs avec besoins ponctuels.
L’accès au parking Vercingétorix changera de sens, les voitures entrant par la rue Lamartine et ressortant par la place de Jaude et Blatin.
Les ayant droits permanents devront apposer sur leur pare brise, un macaron délivré par la ville pour un an, alors que les temporaires devront être en mesure de présenter un justificatif comme, un ticket de parking, une convocation médicale ou un bon d’enlèvement de marchandise.
Cette nouvelle zone a pour but de réduire le nombre de véhicules dit de transit, dans le cadre du partage plus équitable de l’espace entre la voiture et les autres moyens de locomotion. Elle doit aussi garantir la fluidité des deux lignes de transport en commun.
Vitesse et régularité des bus, grâce à la Zone à Trafic Limité
« L’idée de cette Zone à Trafic Limité est de pouvoir garantir que nos deux lignes de tram-bus vont avoir le même fonctionnement qu’une ligne de tramway » explique Jean-Yves Bechler, directeur du SMTC, autorité organisatrice de la mobilité de la métropole. « Avec une ligne de tram, on est sûr de monter dans un tramway dans les 5 à 10 minutes et pour les tram-bus cela doit être la même chose. Il faut donc garantir le temps de parcours entre deux arrêts et pour cela, il ne doit pas y avoir de trafic automobile devant les véhicules. Cela permet de garantir la régularité pour l’usager. Dans la période antérieure, on ne pouvait pas garantir une vitesse suffisante de nos bus sur ce parcours. Par exemple aux heures de pointe sur la ligne B, on avait des vitesses commerciales constatées autours de dix km/h, ce qui était beaucoup trop faible pour garantir de la qualité pour les usagers. Il y avait déjà des voies de bus et un schéma à peu près identique, mais là où il y avait des voitures, on avait régulièrement de la congestion. Quand on est en bus et coincé dans les embouteillages, on ne comprend par l’intérêt des transports en commun puisqu’on est stocké dans la même circulation que les voitures. Si on veut vraiment que les gens montent dans les transports en commun, et c’est notre objectif, il faut garantir qu’entre deux arrêts cela à l’air de rouler tout seul. C’est cela la force du tramway et ce sera la force du tram-bus, de donner cette impression de fluidité » précise le directeur. En dehors de la ZTL, les véhicules T2C circuleront soit sur des sites propres, soit sur des axes comme la rue de l’Oradou, où le nouveau plan de circulation doit garantir la circulation automobile des seuls riverains.
« La justification de cette zone c’est la régularité des bus, mais c’est aussi le cadre de vie »
Autour de la Zone à Trafic Limité, dont les contours ont été définis après deux ans de concertation, il restera à la fin des travaux, 2 755 places de stationnement. Les accès aux différents parking existants seront maintenus. La nouvelle répartition des usages sur l’espace public à conduit à la suppression de 200 places occupées en moyenne un peu plus de deux heures, soit un total de 800 usagers au quotidien. Il convient d’opposer ce chiffre aux 20 000 places supplémentaires de passagers qui seront proposées avec les nouvelles lignes B et C.
« L’idée est de faire en sorte que les flux de transit passent par un autre axe que cette Zone à Trafic Limité » explique Cyrille Cineux adjoint à la mobilité . « Cela veut dire que l’on peut toujours venir en centre ville, que l’on peut toujours venir en voiture, mais qu’on ne vient sur cet axe que si on a quelque chose à y faire. La justification de cette zone c’est la régularité des bus, mais c’est aussi le cadre de vie, car en enlevant un certain nombre de voitures, on limite la pollution atmosphérique, la pollution sonore, on améliore le cadre de vie. Il va y avoir un peu d’embêtement dans le sens où il faut changer ses habitudes, ne plus passer par cet axe, mais il y en a plein d’autres. Cela permettra aussi de venir en bus-tram en centre ville, bien plus efficacement. Cela demandera un temps d’adaptation, c’est pour cela que l’on fait de l’information et de la communication et on fera de la pédagogie quand la zone sera en place. L’objectif est que les gens comprennent l’intérêt du trafic limité. Mais avec les travaux on ne passe déjà plus par cet axe. Les usagers ont trouvé d’autres chemins ou d’autres moyens de déplacement ».
Il conviendra donc d’ouvrir l’œil dans les semaines à venir et être attentif aux panneaux d’information et à la présence des panneaux à cercle rouge sur fond blanc « voie à accès réservé ». Dans un premier temps, les étourdis seront pardonnés mais cela ne durera pas ad vitam æternam.











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