Écouter l'article
L'Essentiel
Pierre angulaire du projet InspiRe, le futur Centre d’exploitation et de maintenance des bus T2C, actuellement en construction à Cournon, boulevard Danielle‐Mitterrand regroupera les fonctions de centrale de production d’électricité verte, de remisage et de maintenance des bus. Il accueillera également le nouveau siège de T2C. L’ensemble encore en construction, qui s’étale sur 7 hectares et qui doit être livré le 30 septembre prochain (lire notre article du 15 février 2025) s’appellera Centre T2C‐Ginette Magnier.
Ginette Magnier, première femme au volant d’un bus clermontois
Ginette Magnier était la toute première conductrice de bus du réseau de Transport en Commun clermontois alors qu’il se nommait TCRC, Transports en Commun de la Région Clermontoise.
C’est à l’âge de 38 ans, durant l’été 1970, que la jeune femme s’installe en Auvergne pour prendre son poste. Elle arrive de la région parisienne où, 6 ans durant, elle a conduit des bus de la RATP. C’est donc avec une certaine expérience du métier de machiniste, qu’elle prend son poste au sein du réseau qui jusqu’alors, ne compte que des hommes en charge de véhiculer les clermontois dans les bus qui à l’époque sont encore peints en blanc et bleu.
En hommage à cette pionnière, décédée en 2003, qui fut un exemple pour de nombreuses femmes et qui créa assez rapidement des vocations, les élus du SMTC-AC, Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’Agglomération et de la régie T2C, ont décidé de donner son nom au future site emblématique du réseau de transport en commun de la métropole où travailleront pas moins de 530 agents.
Un métier récent pour les femmes
Si les bus à moteur ont été utilisés durablement dans les grandes villes, dès la fin de la première guerre mondiale, il a fallu attendre 1961 pour voir une représentante du sexe faible (pour employer une expression commune dans les années 60 et aujourd’hui bien désuète) s’installer derrière le volant d’un car ou d’un bus.
Malgré les pionnières comme Ginette Magnier, le secteur du transport reste un milieu très masculin, mais se féminise un peu. Dans les années 2010, la part des femmes était de l’ordre de 15%, elle est aujourd’hui plus proche des 20%.











Très intéressant – merci !