Les Zones à Faibles Émissions mises en place suite à la Loi climat et résilience, visent à améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines denses, en interdisant la circulation aux véhicules les plus anciens considérés comme les plus polluants. Pour le Ministère de la transition écologique, en France, plus de 40 000 décès prématurés sont imputables, chaque année, aux particules fines et 7000 aux oxydes d’azote, substances émises en partie par les voitures, camionnettes et poids-lourds.
La municipalité de Clermont avait devancé la mise en place d’une ZFE, consciente que la mesure est obligatoire pour les villes d’au moins 150 000 habitants, un seuil désormais atteint pour la capitale auvergnate. Une ZFE de centre ville, délimitée globalement par les boulevards circulaires a été donc été mise en œuvre dès juillet 2023.
Moins de 1200 véhicules concernés localement
À partir du 1er janvier 2025, la ZFE est étendue à toute la métropole clermontoise c’est à dire 21 communes, mais la collectivité se montre moins radicale que certaines villes comme Paris et Lyon qui autorisent désormais la circulation aux seuls véhicules classés Crit’Air 2, 1 et 0. Clermont profite de la possibilité d’établir des règles locales, pour interdire à minima l’accès à la ZFE. Pour l’instant, seuls les véhicules professionnels les plus polluants, ceux âgés de plus de 30 ans, ne peuvent pas circuler. Pour la métropole, cela représente moins de 1 200 véhicules du parc local, alors que selon les données gouvernementales les véhicules utilitaires sont renouvelés en moyenne tous les 18 ans. La décision de ne pas appliquer la règle aux véhicules particuliers est motivée par le fait que pour l’instant les véhicules les plus propres, même sur le marché de l’occasion, restent chers et parfois hors budget pour de nombreuses familles. L’évolution de la qualité de l’air sera sans doute plus lente, mais le parc va se renouveler au fil des années alors que le projet InspiRe et le nouveau plan de circulation doivent permettre en parallèle, un développement des déplacement plus propres.
Le classement Crit’Air
Les normes européennes d’émission, ou normes Euro, visent à réduire la pollution générée par la circulation des véhicules. Fixées par les autorités européennes, elles permettent de classer les véhicules selon leur niveau d’émission de polluants en mesurant 4 substances : le monoxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés, les oxydes d’azote et
les particules fines en suspension. Les normes sont devenues de plus en plus contraignantes pour les constructeurs et chaque véhicule est conforme à la norme en vigueur au moment de sa construction. Les vignettes Crit’Air correspondent aux normes et donc au niveau de pollution. Les véhicules sont classés 0 lorsqu’ils fonctionnent 100% à l’électricité ou à l’hydrogène, puis de 1 à 5 en fonction de la pollution qu’ils génèrent. Les plus anciens, supposés les plus polluants, n’ont pas de classement Crit’Air.
La vignette désormais indispensable
Pour pouvoir circuler dans une ZFE, les véhicules doivent donc être identifiés par une vignette Crit’Air sur le pare-brise et correspondre au niveau autorisé. Il est donc désormais indispensable de coller une vignette, l’absence de celle-ci classant automatiquement le véhicule hors catégorie, donc interdit de ZFE. L’absence de vignette, même pour un véhicules non polluant, peut être sanctionnée, mais elle interdit surtout l’accès aux villes qui contrairement au communes métropolitaines clermontoises, appliquent la règle avec davantage de contraintes.
La vignette Crit’Air est à commander sur le site www.certificat-air.gouv.fr (3.11€ +0.70€ d’affranchissement).












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