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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Un paysage politique dans la confusion

L'abstention est l'élément majeur qui a marqué les dernières élections territoriales. Elle empêche d'en tirer de véritables enseignements dans la perspective de l'échéance majeure d'avril 2022.

La colère des Français se serait-elle évaporée au fur et à mesure de l’interminable séquence Covid-19 ? Déboucherait-elle aujourd’hui sur une forme de résignation ? Ce que laisserait entrevoir l’abstention massive intervenue lors des dernières élections régionales et départementales qui, de toute évidence, ne passionnaient guère les foules. Ou bien encore le courroux attend-il un autre moment pour se manifester. Une heure plus favorable : celle de la présidentielle, évidemment.

D’ambitions en interrogations

Chaque camp pourra interpréter à sa façon les scores de ce scrutin en trompe l’œil. La droite « classique », toute heureuse de conserver ses bastions, verra dans ses succès locaux les prémices d’un renouveau. Embarrassé toutefois par les velléités du centriste Xavier Bertrand qui s’imagine de plus en plus un destin présidentiel. A gauche, le Parti Socialiste retrouvera, peut-être, un soupçon d’énergie et quelques illusions tandis que les écolos s’éparpillent déjà dans la perspective de leurs primaires. Quant au Rassemblement National, déçu par son manque d’assise territoriale, il se remettra néanmoins en ordre de bataille derrière le panache blond de son incontournable leader. En rêvant à des lendemains meilleurs.

Un parti exsangue

Reste évidemment le cas du parti présidentiel, le véritable perdant de ces joutes électorales. Après quatre années de pouvoir national, le voilà qui rentre bredouille de ces élections. Non seulement battu sur tous les tableaux mais incapable de jouer un rôle d’arbitre, ici ou là. Une gifle pour les soldats d’un président isolé, d’un général sans troupe. Emmanuel Macron, toutefois, se refuse à dramatiser, conscient de ses atouts. Si son entourage s’arrache les cheveux, lui reste « en marche » vers son seul objectif : se qualifier pour le second tour au mois d’avril prochain, persuadé que ce sésame lui apporterait de nouveau l’Elysée sur un plateau.

Incertitude

Dans la réalité, l’abstention de deux tiers des électeurs et, à un degré moindre, la faillite des sondages révèlent la confusion qui règne sur le paysage politique et l’incertitude qui plane sur la prochaine échéance. D’autant plus que le « front républicain », entre la gauche et la droite, finit par exaspérer les militants et se révéler contre-productif. A dix mois de la prochaine élection présidentielle, les jeux ont rarement été aussi ouverts…

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

1 Commentaire

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  • Salut Marco , ne pense tu pas que les politiques devraient se remettre en question , mais vraiment profondeur , éluent avec si peux de votes , est pas représentatif , bises Marco

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